Archive pour mars 2010

Formation à la technique du vermicompostage

Jeudi 18 mars 2010

Une formation à la technique du vermicompostage a été organisée à Sankarapuram, encourageant ainsi les femmes des groupes d’entraide à se lancer dans cette activité et créer des micro entreprises de vermicompost.

Le processus de vermicompostage est une méthode écologique de valorisation des déchets organiques (fumier, excréments, résidus de cuisine, etc.). Cette technique consiste à faire digérer ces déchets par des vers de terre, qui produisent ainsi un engrais naturel : le vermicompost.

En plus de permettre la réduction des déchets, le vermicompost constitue un engrais naturel très efficace, qui permet, d’une part, de favoriser la croissance des végétaux, et d’autre part, de leur apporter des éléments nutritifs essentiels.

Humanium favorise donc la création d’entreprises de vermicompost en octroyant des microcrédits  aux femmes désirant se lancer dans cette activité. La technique du vermicompostage présente en effet un double avantage : elle permet d’assurer aux familles un revenu régulier, tout en préservant l’environnement.

L’Inde : Terre de contrastes

Mardi 9 mars 2010

L’Inde offre un panorama géographique, ethnique, culturel, linguistique, politique, économique et religieux très diversifié. Son patrimoine culturel a plus de 4’500 ans d’histoire.

Les paysages de l’Inde sont variés

Le territoire de l’Inde est vaste de 3,3 millions de km2, sur lequel l’on trouve des zones désertiques (à l’Ouest), de hautes montagnes (au Nord), des plages ensoleillées (au Sud) et même des jungles (au Nord-Est).

Des peuples différents

Le sous-continent indien est composé de populations diverses. Au Nord, la population est majoritairement indo-aryenne, de peau claire et de grande taille. Au Sud et sur les bords de l’océan Indien, la population est principalement dravidienne, de peau plus sombre et de taille moyenne. De l’Ouest à l’Est, les populations sont plutôt tribales avec des traits tibéto-birmans.

Plus de 1’600 langues et dialectes

L’Inde compte 22 langues constitutionnelles et plus de 1’600 langues et dialectes. Deux familles linguistiques principales se distinguent : les langues indo-aryennes au Nord et les langues dravidiennes au Sud.

L’administration centrale indienne utilise officiellement l’hindi et l’anglais, mais contrairement à une idée reçue, seuls 5 à 10% des indiens parlent l’anglais. Ces anglophones se concentrent principalement dans les zones urbaines et pratiquent des métiers liés aux technologies de l’information et de la communication, à l’informatique ou encore des professions juridiques, puisque l’essentiel des textes officiels du gouvernement central sont publiés en anglais. De même, tous les indiens ne parlent pas hindi, ils sont entre 30 et 40% de la population.

22 langues nationales sont reconnues en Inde et adoptées officiellement par des états de l’Union indienne : assamais, bengalî, bodo, dogri, gujarati, hindi, kannara, kashmiri, konkani, maithili, malayalam, manipuri, marathi, népalais, oriya, panjâbî, sanskrit, santali, sindhi, tamoul, télougou et ourdou.

A cela s’ajoutent les dialectes locaux et l’on compte alors plus de 1’600 langues et dialectes en Inde. Difficile ainsi de trouver une réponse positive à la question « Do you speak English? » en zone rurale…

D’importantes disparités de développement

Les différentes régions de l’Inde ne se ressemblent pas, tant au niveau géographique, ethnique, culturel et linguistique, qu’au niveau du développement socio-économique. La pauvreté touche davantage les zones rurales que les centres urbains. Dans les villages, nous sommes le plus souvent bien loin de la modernité des villes et les attitudes sont bien plus conservatrices. La pauvreté est omniprésente puisque 80% des indiens tentent de survivre avec moins de 2 dollars par jour. Cette pauvreté massive côtoie un luxe démesuré souvent mise en scène dans les films de Bollywood, le cinéma indien. Les pôles technologiques et scientifiques du XXIème siècle, le taux de croissance de 7% en moyenne sur la décennie de 1997 à 2007 et les milliardaires indiens laissent derrières eux une Inde vibrant au rythme de conditions de vie moyenâgeuses.

L’Inde accueille toutes les religions

L’Inde compte 80% d’hindouistes et de très nombreuses minorités religieuses, notamment bouddhistes, chrétiennes, musulmanes, sikhs et jaïns.

Malgré le principe d’accueil sans discrimination de toutes les croyances religieuses inscrit dans la Constitution indienne, l’égalité religieuse est bien souvent mise à mal. Certains partis politiques prônent même une Inde purement hindoue, et il n’est pas rare d’observer des affrontements entre communautés religieuses. Une volonté politique existe tout de même pour garantir une paix durable entre les communautés religieuses et la diversité religieuse s’affiche bien souvent dans la composition du gouvernement. Pourtant, les postes clés des administrations, des fonctions politiques, économiques et militaires sont traditionnellement réservés aux hindous.

Plateformes de gestion de l’eau

Lundi 8 mars 2010

Pour permettre aux villageois d’avoir accès à l’eau potable tout en garantissant la salubrité des points d’eau, deux plateformes de gestion de l’eau ont été construites.

Jusqu’alors, le village de Sankarapuram ne bénéficiait pas d’installations adéquates pour assurer la salubrité des points d’eau. En effet, ces arrivées d’eau n’étaient pas équipées de systèmes d’écoulement pour faciliter l’infiltration de l’eau dans la terre. L’eau stagnante provenant de ces écoulements générait de graves problèmes sanitaires responsables de nombreuses maladies  comme la malaria, et entraînait un très fort taux de mortalité infantile.

 

 

 

Pour éviter la stagnation de l’eau, des plateformes ont donc été construites autour des robinets d’eau du village. Ces plateformes en béton permettent d’acheminer l’eau vers des bacs de sable, qui facilitent ainsi l’infiltration de l’eau dans la terre. La simplicité d’une telle installation permet d’obtenir de très grands résultats au niveau de la santé des villageois et de la survie des enfants.

Plus d’arbres pour un environnement plus sain !

Lundi 1 mars 2010

Pour maintenir l’équilibre écologique, 20 arbres ont été plantés dans les espaces publics de Sankarapuram, améliorant ainsi le cadre de vie du village.

De plus, 260 fruitiers (goyaviers, manguiers, citronniers, cocotiers, etc.) ont été distribués aux villageois pour promouvoir l’idée de vergers et leur offrir une ressource alimentaire supplémentaire. Les enfants sont encouragés à participer à la plantation des arbres et apprennent ainsi à respecter et préserver la nature qui les entoure.