Archive pour mai 2010

Journée Mondiale de l’Environnement 2010

Samedi 29 mai 2010

La Journée Mondiale de l’Environnement, célébrée le 5 juin 2010, est une occasion de faire le point sur la situation de l’environnement dans le monde et d’encourager les populations à agir pour sa préservation. La situation de l’environnement en Inde est particulièrement préoccupante.  L’association Humanium y développe un programme environnemental, qui fait partie d’une stratégie globale d’aide au développement durable.

Lancée par les Nations Unis en 1972, la Journée Mondiale de l’Environnement a pour objectif de favoriser une prise de conscience mondiale envers les problèmes environnementaux. C’est une occasion d’encourager les peuples à devenir de véritables acteurs d’un développement durable et équitable. Cette Journée est particulièrement axée sur la coopération internationale et la participation de tous les peuples au niveau local, afin de garantir un environnement sain aux générations futures.

Le thème de la Journée Mondiale de l’Environnement 2010 est la biodiversité. La diversité naturelle des organismes vivants est un enjeu fondamental de la préservation des espèces et de l’écosystème de notre planète. La mauvaise gestion des espaces protégés, la pollution et les changements climatiques mettent en danger de nombreuses espèces animales et végétales. Les activités humaines, telles que la déforestation et l’agriculture intensive, nuisent aux organismes vivants et épuisent les ressources en eau, mettant en danger l’être humain lui-même.

En Inde, la biodiversité est rudement mise à l’épreuve par la pollution, la déforestation massive et le trafic d’animaux. Le développement industriel des dernières décennies a été peu soucieux de ses conséquences sur l’homme et la nature. La pollution de l’air est devenue très dangereuse. Dans une ville comme Calcutta, sept personnes sur dix souffrent de problèmes respiratoires. Alors que dans les zones rurales les déchets étaient majoritairement organiques, aujourd’hui ils deviennent majoritairement plastiques. Les déchets des villes finissent à 80% dans les cours d’eau. L’ensemble des rivières et des fleuves du pays sont ainsi pollués à des niveaux très alarmants. Dans certaines régions indiennes, les pompages excessifs pour l’industrie, l’agriculture et la consommation courante ont conduit à l’épuisement de nombreuses nappes phréatiques. La Banque Mondiale prévoit déjà qu’en 2020 aucun autre pays au monde ne subira une pression aussi forte que l’Inde sur ses ressources naturelles. La biodiversité, l’eau, la terre, l’air et les forêts de l’Inde sont les plus en danger.

Le programme environnemental de l’association Humanium fait partie intégrante d’une stratégie globale d’aide au développement durable de villages en Inde. L’information et la sensibilisation des villageois est essentielle : au-delà d’une simple prise de conscience, les villageois agissent véritablement pour la préservation de leur environnement. Humanium propose des techniques de développement viables et durables, telles que l’usage d’engrais organiques issus du vermicompost ou la mise en place d’installations de bio-gaz. Humanium soutient aussi la plantation d’arbres, le tri, la collecte et le recyclage des déchets ou encore une gestion responsable de l’eau. L’association assure également la promotion d’une agriculture organique, telle qu’elle l’a été traditionnellement en Inde.

Pour aider l’association humanitaire Humanium dans ses actions en faveur de l’environnement et des plus pauvres en Inde, vous pouvez faire un don en ligne.

Les campagnes de sensibilisation sur les effets négatifs du travail des enfants

Mardi 25 mai 2010

L’Inde est le plus grand marché de main d’œuvre enfantine au monde. 60 millions d’enfants de moins de 14 ans travaillent dont 10 millions en servitude. Pour éradiquer durablement ce fléau, Humanium organise des campagnes de sensibilisation pour informer les parents sur les conséquences négatives du travail des enfants.

La pauvreté est la cause principale du travail des enfants. Dans les familles défavorisées, les enfants n’ont pas d’autres choix que de travailler pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs proches. Ils représentent une main d’œuvre docile et peu couteuse pour de nombreux  secteurs d’activité tels que l’agriculture, les briqueteries, ou encore les ateliers de manufacture.

Les conditions de travail sont très difficiles et ne leurs permettent pas de vivre leur vrai vie d’enfant. Les nombreux effets négatifs sur leur santé entravent leur développement, à la fois physique et intellectuel.  Ils ne peuvent pas aller à l’école et ne bénéficient donc pas des mêmes chances et opportunités que tous les autres enfants. Ces jeunes sont voués à devenir des adultes analphabètes qui n’auront pas les moyens de subvenir aux besoins de leurs enfants, qui devront à leur tour travailler.

En partenariat avec le Comité des Droits de l’Enfant de Sankarapuram, Humanium mène des campagnes de sensibilisation aux effets négatifs du travail des enfants, à travers des réunions d’information destinées principalement aux mères. L’accent est mis sur l’importance de l’éducation et la nécessité de trouver des alternatives durables au travail des enfants, pour ainsi mettre un terme au cercle vicieux de la pauvreté.

Grâce aux actions d’Humanium, tous les enfants du village de Sankarapuram sont maintenant scolarisés et le village a été déclaré exempt du travail des enfants.

Les camps vétérinaires

Mercredi 19 mai 2010

Humanium met en place des camps vétérinaires pour assurer la bonne santé du bétail, essentiel à la vie des villageois.

Dans les villages, la plupart des familles dépendent du bétail pour leur survie, tels que les vaches pour la vente du lait, les bœufs pour labourer la terre, les chèvres et les poules pour la viande et les œufs. Lors des camps vétérinaires, sont fournis divers traitements destinés à préserver la santé des animaux. Des inséminations artificielles, des vaccinations, etc. sont également effectuées sur les animaux pour éviter la propagation de maladies dans les troupeaux.

Deux camps vétérinaires ont déjà été tenus à Sankarapuram, permettant le traitement de plus de 650 bêtes.

Le Comité de Protection des Droits de l’Enfant

Mercredi 12 mai 2010

Un Comité de Protection des Droits de l’Enfant a été mis en place à Sankarapuram afin de veiller au respect des Droits des enfants du village.

Ce Comité,  composé de parents et d’adolescents, a pour objectif la concrétisation des droits fondamentaux de l’enfant, tels que le droit à l’éducation, le droit à la santé, ou encore le droit de grandir dans un environnement sain. Le Comité s’assure notamment que tous les enfants du village soient scolarisés. Dans cette perspective, ses membres travaillent en étroite collaboration avec l’Association des Parents et Enseignants afin de garantir une scolarisation durable de tous les enfants.

L’ensemble des membres du Comité reçoivent des formations et organisent des réunions pour sensibiliser les villageois aux effets négatifs du travail des enfants et ainsi encourager la communauté à agir pour la concrétisation des droits de tous les enfants.

Grâce aux actions du Comité, tous les enfants sont maintenant scolarisés et le village de Sankarapuram est exempt du travail des enfants!

Le village de Sankarapuram est exempt du travail des enfants !

Lundi 10 mai 2010

Grâce à l’appui d’Humanium, le village de Sankarapuram est maintenant exempt du travail des enfants.

Le travail des enfants n’empêche pas seulement les enfants d’acquérir les connaissances et les talents nécessaires pour se construire un avenir meilleur, il perpétue aussi la pauvreté.

Scolariser les enfants, sensibiliser aux conséquences négatives du travail des enfants, aider les familles à disposer d’un revenu régulier, favoriser l’autonomie des femmes… sont tant d’actions qui permettent une éradication durable du travail des enfants.

Humanium s’emploie à traiter les causes du problème en proposant des solutions individuelles adaptées à chaque famille, afin de garantir, de manière durable, un avenir meilleur aux enfants.



Témoignage de femme : Karthika, 24 ans

Lundi 10 mai 2010

Karthika, 24 ans, village de Sankarapuram, Inde

« Avant, il n’y avait simplement pas assez de nourriture pour toute ma famille. Nous avions faim, mon mari, moi et mon fils étions sous-alimentés. Chaque jour était un combat. »

Karthika, son mari et son fils Dhivesh, ont bénéficié du programme de nutrition d’Humanium, grâce auquel ils sont maintenant en meilleure santé.

Par ailleurs, Karthika vient d’intégrer un groupe d’entraide qui lui permettra de bénéficier de formations et de recevoir un microcrédit. Elle pourra ainsi créer son entreprise et aider sa famille à regarder vers l’avenir.

Les Groupes d’entraide

Lundi 10 mai 2010

La formation de groupes d’entraide favorise la solidarité au sein des communautés et apporte un appui face aux difficultés quotidiennes. Ces groupes, destinés aux femmes, leur permettent de développer leurs compétences professionnelles et les forment à la création d’entreprise. Ainsi elles développent leur autonomie et peuvent démarrer une activité productrice de revenus.

Depuis le début du projet, près de 12 groupes d’entraide ont été formés avec 159 femmes âgées de 21 à 50 ans. Ces femmes ont pu bénéficier de formations qui se sont principalement concentrées sur le développement des compétences entrepreneuriales, telles que l’identification des qualités d’une entreprise, les études de faisabilité, l’élaboration d’un business plan, la gestion d’entreprise ou encore les techniques de marketing. Grâce à l’octroi de microcrédits, 35 entreprises familiales ont  pu alors être créées dans divers domaines d’activités (broderie, vente de fleurs, élevage de chèvres, production laitière, petits commerces, couture, ou encore le tissage). Par ailleurs, plus de la moitié de ces femmes ont reçu des formations professionnelles pour développer leurs compétences en tant qu’esthéticienne, couturière, artisane , etc.

Les groupes d’entraide fonctionnent de manière démocratique et toutes les femmes sont invitées à participer au débat et à la prise de décision. Dans chaque groupe, une femme leader est choisie et les règles et codes de conduite du groupe sont établis par l’ensemble des membres.

Ces groupes d’entraide permettent de développer l’autonomie des femmes et ainsi de promouvoir l’égalité des sexes. Plus la femme participe aux décisions du foyer, plus les enfants bénéficient de meilleures conditions de développement, de santé et d’éducation. Shanta, mère de famille dans le village de Sankarapuram a pu créer son propre poste de travail grâce aux formations. Maintenant, elle vend des petits plats cuisinés. Elle a pris une vraie place dans la famille, comme elle l’affirme: « Avant mon mari prenait seul les décisions, maintenant il attend que je sois rentrée pour décider ensemble. »