Archive pour la catégorie ‘Découvrir l’Inde’

La situation des femmes en Inde

Lundi 28 février 2011

Dans la société indienne, la femme est traditionnellement discriminée et exclue des décisions politiques et familiales. Sa parole est rarement prise en compte et ses droits sont limités, et ce malgré la charge considérable de travail qu’elle doit fournir quotidiennement pour faire vivre sa famille.

Dès la naissance, les jeunes filles indiennes se retrouvent victimes de discrimination. Selon un rapport du Ministère indien de la santé et de la famille, de 2005, le taux de mortalité infantile des filles est 61% plus élevé que celui des garçons. Cette inégalité des genres se ressent aussi dans le domaine de l’éducation, seules 2/3 des filles âgées entre 6 et 17 ans sont scolarisées, contre 3/4 chez les garçons. Aussi, dans les campagnes, le taux d’alphabétisation des femmes n’est que de 46%, soit presque la moitié de celui des hommes.

Au lieu d’aller à l’école, les filles se voient souvent obligées de travailler pour aider leurs familles, et ce dès leur plus jeune âge. Plus inquiétant encore,  25% des femmes se marient avant l’âge de 15 ans, bien souvent contre leur gré. Les conséquences sont lourdes, notamment sur la santé, et leur situation précaire les empêchent souvent de pouvoir recourir aux soins de santé appropriés. Les mauvais traitements, la violence et l’exploitation sont aussi le quotidien de nombreuses femmes indiennes.

Pourtant, ces dernières décennies, le statut de la femme en Inde s’est considérablement amélioré. De plus en plus de femmes indiennes entrent dans la vie politique locale ou nationale, et depuis 2007, le pays est même dirigé par une femme, Pratibha Patil, la première femme à exercer cette fonction depuis la création de la République indienne en 1950.

La société indienne reconnait en effet de nombreux droits aux femmes, tels que l’engagement politique, le droit aux allocations familiales ou encore le droit de créer son entreprise. Néanmoins, dans les régions rurales, la pauvreté et le manque d’informations représentent un véritable frein à leur indépendance et à leur autonomisation. Les programmes de promotion des droits humains, d’alphabétisation ou encore de microfinance sont donc essentiels pour redonner aux femmes indiennes la place qu’elles méritent, et leur ouvrir ainsi les portes d’un avenir meilleur.

Le développement économique de l’Inde ne profite pas à tous …

Lundi 1 novembre 2010

Depuis le début des années 90, l’Inde connaît une ascension économique spectaculaire. En l’espace d’une décennie, le pays est devenu une puissance économique mondiale. Pourtant, les inégalités sont persistantes et les écarts continuent à se creuser…

L’Inde se situe actuellement à la 134ème place du classement de l’Indice de Développement Humain des pays (sur 177 pays référencés au classement de 2005). Le pays se trouve donc dans la catégorie des pays ayant un développement humain moyen, ce qui signifie qu’une grande partie de la population vit toujours dans une grande pauvreté.

Les plus touchés par cette misère sont les enfants : plus de 2 millions d’enfants de moins de 5 ans décèdent chaque année en raison de la malnutrition et du manque de soins.

Dans les villages où elle intervient, l’association humanitaire Humanium met en place des camps médicaux, lors desquels les soins de santé basiques sont dispensés aux villageois par du personnel médical qualifié.

L’accent est mis sur la santé des enfants, qui sont les plus vulnérables aux maladies et aux problèmes de sous-alimentation.  Ainsi, des programmes de nutrition sont mis en place dans l’objectif de garantir le droit à l’alimentation de chaque enfant : les enfants malnutris sont identifiés et bénéficient de compléments alimentaires jusqu’à ce qu’ils recouvrent un poids normal.  Enfin, les mères sont informées sur les risques de santé et apprennent les gestes essentiels pour préserver la santé de leurs enfants.

Grâce à votre don, vous pouvez contribuer à la concrétisation du droit à la santé pour des milliers d’autres enfants et familles!

Cliquez ici pour faire un don.

Richesse et diversité de la cuisine indienne

Lundi 2 août 2010

La cuisine indienne est l’une des plus riches, des plus parfumées et des plus subtiles au monde. Entre le Nord et le Sud, point d’homogénéité, les plats sont nombreux et les saveurs bien différentes. De l’Ouest à l’Est, même constat, la diversité culinaire est une des richesses de l’Inde.

La cuisine indienne est si diversifiée que l’on parle d’ailleurs plus volontiers « des cuisines indiennes ». Chaque région présente des particularités culinaires et de nombreux plats traditionnels.

Parmi les spécialités indiennes les plus appréciées à travers le monde, on retrouve le fameux « tandoori ».  Né dans l’État du Punjab, et principalement à Delhi, ce mode de préparation particulier consiste à cuire les aliments sur la braise ou sur le gril. Les morceaux de viande, de poisson ou de pain sont macérés dans du yaourt épicé et pimenté, pour ensuite être cuits au barbecue « à l’indienne ». Cette spécialité n’est pas seulement saine (cuisson sans gras), elle est aussi haute en couleurs et en saveurs émoustillant les palais.

Pour les curries, autrement dit les sauces particulièrement épicées, il faut se tourner vers les recettes indiennes des régions du Sud. Là-bas, la cuisine est souvent végétarienne et enrichie par des plats à l’huile très relevée. Les sauces épicées et les curries s’accordent avec toutes sortes d’aliments (légumes, riz, viandes) et, grâce aux myriades d’épices et de piments, cela créé des plats aux odeurs et saveurs culinaires subtiles et uniques.

L’État du Tamil Nadu, où travaille principalement Humanium, est connu et réputé pour sa spécialité simple : les dals. Ces plats végétariens, à base de tamarin, sont extrêmement goûteux grâce au mélange parfumé et varié de lentilles et d’épices.

La diversité culinaire de l’Inde a généralement une constante : la recherche d’une symbiose entre les épices et les herbes donnant des plats hautement savoureux aux vertus médicinales surprenantes !

Le Travail des Enfants en Inde

Dimanche 6 juin 2010

Le 12 juin est célébrée la Journée mondiale contre le travail des enfants, l’occasion pour l’association Humanium de rappeler les conditions de vie des enfants qui travaillent en Inde.

60 millions d’enfants travaillent en Inde, dont 10 millions en servitude.
Le chiffre officiel du Ministère du travail indien est de 12,6 millions d’enfants.
Le travail des enfants représenterait 20% du produit intérieur brut de l’Inde, selon les Nations Unies… l’Inde est ainsi le plus grand marché de main-d’œuvre enfantine au monde.

Pourquoi les enfants travaillent-ils en Inde ?
- La pauvreté est la cause principale du travail des enfants ;
- les enfants cherchent à subvenir à leurs besoins vitaux ;
- ils représentent une main d’œuvre docile et lucrative.

Que font-ils ?
Travailleurs dans l’industrie, l’agriculture, les briqueteries, les ateliers, les manufactures (notamment de tissage) ou encore vendeurs de rue, domestiques, cireur de chaussure… les enfants travaillent dans de très nombreux secteurs d’activité.

Quelles sont leurs conditions de travail ?
Les enfants travaillent sans vrai salaire, sans contrat, sans Droits :
- des journées de travail de 15 heures et plus ;
- une très faible rémunération ;
- les 3 premières années, sous prétexte d’apprentissage, les enfants ne sont pas payés ;
- les enfants sont victimes de violences (coups, tortures, emprisonnements, privations de nourriture, etc.)… parfois les enfants sont enchaînés aux métiers à tisser pour qu’ils ne puissent pas s’enfuir.

Que fait l’Etat Indien contre le travail des enfants ?
- Le travail des enfants est interdit en Inde depuis 1986. Mais la loi est peu respectée, en témoigne l’ampleur du problème.
- Généralement l’âge légal pour travailler est de 14 ans.
- La loi prévoit une peine de prison allant de 3 mois à 1 année et/ou une amende entre 10’000 et 20’000 roupies (environ entre 150 et 300 euros).

Comment aider les enfants en Inde ?
En soutenant l’association Humanium, vous pouvez aider les enfants qui travaillent en Inde :
- Parrainer un enfant en Inde
- Faire un don en ligne

Découvrez aussi :
Les campagnes de sensibilisation sur les effets négatifs du travail des enfants

L’Inde : Terre de contrastes

Mardi 9 mars 2010

L’Inde offre un panorama géographique, ethnique, culturel, linguistique, politique, économique et religieux très diversifié. Son patrimoine culturel a plus de 4’500 ans d’histoire.

Les paysages de l’Inde sont variés

Le territoire de l’Inde est vaste de 3,3 millions de km2, sur lequel l’on trouve des zones désertiques (à l’Ouest), de hautes montagnes (au Nord), des plages ensoleillées (au Sud) et même des jungles (au Nord-Est).

Des peuples différents

Le sous-continent indien est composé de populations diverses. Au Nord, la population est majoritairement indo-aryenne, de peau claire et de grande taille. Au Sud et sur les bords de l’océan Indien, la population est principalement dravidienne, de peau plus sombre et de taille moyenne. De l’Ouest à l’Est, les populations sont plutôt tribales avec des traits tibéto-birmans.

Plus de 1’600 langues et dialectes

L’Inde compte 22 langues constitutionnelles et plus de 1’600 langues et dialectes. Deux familles linguistiques principales se distinguent : les langues indo-aryennes au Nord et les langues dravidiennes au Sud.

L’administration centrale indienne utilise officiellement l’hindi et l’anglais, mais contrairement à une idée reçue, seuls 5 à 10% des indiens parlent l’anglais. Ces anglophones se concentrent principalement dans les zones urbaines et pratiquent des métiers liés aux technologies de l’information et de la communication, à l’informatique ou encore des professions juridiques, puisque l’essentiel des textes officiels du gouvernement central sont publiés en anglais. De même, tous les indiens ne parlent pas hindi, ils sont entre 30 et 40% de la population.

22 langues nationales sont reconnues en Inde et adoptées officiellement par des états de l’Union indienne : assamais, bengalî, bodo, dogri, gujarati, hindi, kannara, kashmiri, konkani, maithili, malayalam, manipuri, marathi, népalais, oriya, panjâbî, sanskrit, santali, sindhi, tamoul, télougou et ourdou.

A cela s’ajoutent les dialectes locaux et l’on compte alors plus de 1’600 langues et dialectes en Inde. Difficile ainsi de trouver une réponse positive à la question « Do you speak English? » en zone rurale…

D’importantes disparités de développement

Les différentes régions de l’Inde ne se ressemblent pas, tant au niveau géographique, ethnique, culturel et linguistique, qu’au niveau du développement socio-économique. La pauvreté touche davantage les zones rurales que les centres urbains. Dans les villages, nous sommes le plus souvent bien loin de la modernité des villes et les attitudes sont bien plus conservatrices. La pauvreté est omniprésente puisque 80% des indiens tentent de survivre avec moins de 2 dollars par jour. Cette pauvreté massive côtoie un luxe démesuré souvent mise en scène dans les films de Bollywood, le cinéma indien. Les pôles technologiques et scientifiques du XXIème siècle, le taux de croissance de 7% en moyenne sur la décennie de 1997 à 2007 et les milliardaires indiens laissent derrières eux une Inde vibrant au rythme de conditions de vie moyenâgeuses.

L’Inde accueille toutes les religions

L’Inde compte 80% d’hindouistes et de très nombreuses minorités religieuses, notamment bouddhistes, chrétiennes, musulmanes, sikhs et jaïns.

Malgré le principe d’accueil sans discrimination de toutes les croyances religieuses inscrit dans la Constitution indienne, l’égalité religieuse est bien souvent mise à mal. Certains partis politiques prônent même une Inde purement hindoue, et il n’est pas rare d’observer des affrontements entre communautés religieuses. Une volonté politique existe tout de même pour garantir une paix durable entre les communautés religieuses et la diversité religieuse s’affiche bien souvent dans la composition du gouvernement. Pourtant, les postes clés des administrations, des fonctions politiques, économiques et militaires sont traditionnellement réservés aux hindous.