Enfants du Rwanda

Enfants du Rwanda

Concrétiser les Droits de l’Enfant au Rwanda

Les enfants –âgés de 0 à 14 ans- représentent 42,9 % de la population totale rwandaise, et la moyenne d’âge du pays est de 18,8 ans. Cette très jeune population est une des conséquences de l’horrible génocide qui s’est opéré en 1994, au Rwanda, où près d’un million de personnes ont été tuées en 4 semaines seulement. Les répercussions négatives de ce massacre, en plus des problèmes quotidiens, continuent encore d’affecter les enfants à différents degrés. En effet, bien que la question des Droits de l’Enfant soit une des priorités du Gouvernement, les jeunes rwandais ne disposent pas encore pleinement de leurs droits.

La loi N.54, votée en 2011, a déjà beaucoup favorisé la promotion des Droits de l’Enfant. L’adoption de cette loi comprenait la création de la Commission Nationale pour les Enfants, une organisation gouvernementale visant à promouvoir les Droits de l’Enfant. Avec environ 414 000 naissances chaque année au Rwanda, il est essentiel que les droits de ces bébés, et des enfants en général, soient protégés.

 Carte_rwanda

redIndice de Concrétisation des Droits de l’Enfant: 6,56/10
Niveau Rouge : Situation difficile

Population : 12 millions
Pop. de 0 à 14 ans : 42,9 %

Espérance de vie : 65,2 ans
Mortalité des moins de 5 ans : 32 ‰

1. Situation des enfants

Principaux problèmes rencontrés par les enfants au Rwanda :

La pauvreté

Malgré une baisse importante de la pauvreté entre 2001 et 2011, ce sont plus de 63 % des Rwandais qui continuent de vivre sous le seuil de pauvreté. Les populations des zones rurales sont celles qui en souffrent le plus. La pauvreté touchant une grande majorité d’enfants rwandais, les répercussions sont graves sur leur accès à une alimentation saine, à une instruction de qualité, à des soins de santé etc. Le Gouvernement ainsi que des organisations non-gouvernementales (ONG) ont mis en place des programmes de protection sociale. Ces programmes ont été élaborés avec les populations pauvres qui en sont les bénéficiaires directes.

Les enfants des familles les plus riches (20 % des familles du pays) ont plus de chance d’être entourés d’un personnel qualifié à la naissance, d’être déclarés à la naissance, d’aller à l’école primaire et au collège, de ne pas être en insuffisance pondérale et d’être soignés. Au Rwanda, plus de 90 % de la population pauvre vit en milieu rural et 80 % des ménages pauvres travaillent dans l’agriculture. C’est là que sont concentrés les plus grands efforts pour venir à bout de la pauvreté.

Les carences et les maladies

Le droit à la santé d’un enfant rwandais est menacé avant même sa naissance. Seulement 69 % des nouveaux nés bénéficient de la présence de professionnels qualifiés, et le taux de mortalité infantile de plus de 37 ‰ est source de graves préoccupations. Pire, le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 52 ‰. 7 % des nouveaux nés ont un faible poids à la naissance, et 12 % des enfants de moins de 5 ans présentent une insuffisance pondérale – environ deux fois plus pour les enfants issus des milieux ruraux. Près de la moitié des enfants de moins de 5 ans souffrent d’un retard de croissance, probablement dû au fait que seulement 17 % des enfants reçoivent le régime alimentaire minimum acceptable entre l’âge de 6 et 23 mois.

De nombreuses maladies (paludisme, tuberculose, diarrhées, fièvre typhoïde) et le manque de professionnels qualifiés contribuent à cette situation malheureuse. A peu près un tiers des Rwandais n’ont pas accès à des sources d’eau potable, lesquelles sont plus répandues en zones urbaines. De plus, seulement 64 % des Rwandais disposent d’installations sanitaires.

Le taux de vaccination dans le pays est élevé : presque tous les enfants sont protégés contre les principales maladies. Cependant, ceux qui sont infectés ou deviennent malades n’ont pas souvent accès aux soins de santé ou aux traitements médicamenteux.

Alors que le VIH était un problème majeur dans la nation suite au génocide de 1994 et aux violences sexuelles perpétrées durant cette période, le taux de prévalence parmi la jeune population est maintenant faible : seulement 2,82 % des adultes en sont atteints. Afin de diminuer ce taux, l’État et ses partenaires ont financé des campagnes de sensibilisation et des programmes de prévention qui ont permis de réduire le nombre de personnes séropositives. Le Gouvernement rwandais dépense actuellement entre 6 % et 11 % de son PIB pour la santé.

La maltraitance

Le Rwanda s’est engagé à interdire les châtiments corporels et a voté différentes lois en vue de protéger les femmes et les enfants contre la violence. Le pays a également ratifié la Convention des Droits de l’Enfant des Nations Unies et la Charte Africaine des Droits et du Bien- être de l’Enfant, qui interdisent tous deux la violence contre les enfants. Néanmoins, de nombreux parents utilisent encore les punitions corporelles à la maison : 58 % des garçons et 66 % des filles ont déclaré en avoir subi à la maison.

Dans les écoles, alors que des lois existent pour protéger les enfants des châtiments corporels, rien ne garantit qu’elles soient bien appliquées. On signale que 49 % des enfants rwandais auraient été physiquement punis par leur professeur, les filles semblant être plus sanctionnées que les garçons. Le taux de mariages d’enfants est très bas au Rwanda : seulement 1 % des filles de 15 ans sont mariées . Cependant, 8 % des filles le sont à 18 ans.

Concernant les excisions et mutilations génitales féminines, même s’il n’y a pas de données, il semblerait qu’elles soient pratiquées dans le pays.

De leur côté, les enfants handicapés sont plus susceptibles de souffrir de maltraitance et de négligence. De plus, ils ne bénéficient de soins spécialisés que de manière limitée.

Le manque d’instruction et d’éducation de qualité

Au Rwanda, l’enseignement primaire et secondaire est gratuit et obligatoire (jusqu’à la fin du collège). Le système éducatif est considéré comme l’un des plus évolués en Afrique, et quasiment 100 % des enfants rwandais sont inscrits à l’école primaire. Cependant, seulement 19 % des garçons et 23 % des filles vont au collège. De même, seulement 13 % des enfants sont inscrits à l’école maternelle. Le Gouvernement rwandais consacre à l’éducation environ 5 % de son budget annuel.

Malgré un taux élevé d’inscriptions à l’école primaire, le système scolaire souffre encore de nombreux problèmes. En effet, des obstacles à l’instruction persistent : le coût des uniformes, celui des fournitures scolaires, et toutes les dépenses attenantes non officielles. Côté pratique, il n’y a qu’un instituteur pour 62 élèves de primaire. Le Droit à l’instruction et à l’éducation doit continuer d’être développé pour les enfants les plus vulnérables. La qualité des écoles et la pertinence de l’éducation doivent être améliorées à tous les niveaux.

Les discriminations

Face à la loi rwandaise, tous les citoyens ont la garantie d’une égalité de traitement et d’une protection contre la discrimination. Pourtant, certaines tensions liées aux origines ethniques persistent dans beaucoup d’établissements, et la minorité Twa, une des victimes du génocide, continue d’être discriminée par d’autres groupes du pays. Les Twa sont loin d’être intégrés dans le modèle socio-économique du Rwanda, n’ayant souvent pas accès aux soins de santé et à l’éducation. Le Gouvernement ne propose aucune protection à ce groupe, convaincu qu’en reconnaissant certains groupes ethniques, il contribuera à perpétuer la discrimination et à préparer la nation à de nouvelles violences.

De même, les enfants handicapés sont toujours confrontés à la discrimination. Ils se retrouvent exclus du système scolaire et de la vie collective. Ces enfants sont encore souvent cachés dans les foyers, étant considérés comme une « honte » et un fardeau. On pense qu’environ 10 % des enfants rwandais seraient porteurs d’un handicap et que peu d’entre eux iraient à l’école. Alors qu’il existe des écoles et des centres spécialisés dans les zones urbaines, ces établissements sont essentiellement pour les enfants malvoyants et/ou malentendants et ne sont pas accessibles aux enfants des milieux ruraux.

Le Rwanda a été le premier pays au monde à avoir une majorité de femmes élues au Parlement. Pendant ce temps, alors que des lois protègent les droits des femmes, les discriminations et les violences envers elles continuent d’exister. Par ailleurs, bien que l’homosexualité ne soit pas criminalisée au Rwanda, aucune loi ne vient protéger les citoyens de la communauté homosexuelle et beaucoup d’entre eux doivent faire face à la discrimination due à des préjugés sociaux.

Du côté des enfants de réfugiés, alors qu’ils n’avaient pas accès aux mêmes services de base que les enfants rwandais, le Droit à l’éducation devrait dorénavant leur être assuré, y compris l’enseignement secondaire.

Enfin, il y a de sévères restrictions à la liberté d’expression dans la nation, et les médias sont étroitement contrôlés. Il y a peu de courants de pensée différents dans les médias en général, démontrant ainsi la discrimination, voire la persécution, de ceux qui s’écartent des idées les plus répandues.

Les problèmes d’identité

La loi rwandaise requiert que toutes les naissances soient enregistrées auprès de l’État dans un délai d’un mois. Suite au génocide, aucune origine ethnique ne doit plus être mentionnée sur les certificats de naissance, ceci afin d’éviter d’aggraver la situation parfois encore difficile entre les diverses communautés.

Malgré cette loi, seulement 63 % des nourrissons au Rwanda sont déclarés à la naissance. C’est un taux très bas qui implique que les 37 % restants d’enfants non déclarés sont sans nationalité et donc sans protection de l’État. Ces enfants sont le plus souvent issus de mères seules et de parents non mariés qui n’annoncent pas toujours les naissances de leur enfant aux autorités, car ils ont peur d’une éventuelle stigmatisation. Cela mène à d’autres problèmes, étant donné que les enfants qui n’ont pas de certificats de naissance n’existent pas officiellement aux yeux de la société. En outre, la citoyenneté n’est pas garantie à la naissance. En effet, pour qu’un enfant la reçoive, son père doit être natif du Rwanda, sinon les enfants ont beaucoup de difficultés à être reconnus par l’État.

La vie dans les rues

La situation des enfants vivant dans les rues au Rwanda est très mal documentée et les renseignements importants sont manquants. Cependant, des études récentes démontrent que la plupart sont des garçons et qu’une majorité d’entre eux se trouve à la capitale, à savoir Kigali. Plus de 85 % des enfants des rues ne vont pas à l’école.

Les enfants des rues sont exposés à de nombreux risques comme l’exploitation sexuelle et économique, les problèmes de santé, la malnutrition, etc. En outre, n’étant pas scolarisés, ces enfants n’ont quasiment aucune chance de trouver un emploi et de sortir définitivement des rues. Les trois quarts des enfants des rues ont des activités professionnelles et le quart restant ramasse et vend les ordures contre un peu d’argent. Les principales dépenses de ces enfants sont l’achat de vêtements, de nourriture, de films, et de drogues.

Pour échapper à leur réalité, les jeunes des rues dépensent souvent le peu d’argent qu’ils gagnent dans les drogues et l’alcool. Ils consomment du cannabis, de l’alcool, ou inhalent du gaz de pétrole. Ces conditions de vie très dures ont malheureusement un impact négatif sur le développement physique, psychosocial, culturel et économique de ces enfants.

Beaucoup d’enfants ont été contraints de vivre dans les rues du fait de leur situation familiale précaire, des maltraitances, des viols, ou de l’abandon. Une enquête a révélé que 71,5 % des enfants des rues interrogés avaient leur mère encore vivante, et 51,6 % leur père. Ce sont les enfants des villes et ceux vivant dans une extrême pauvreté, ainsi privés de soins et d’aide, qui ont le plus de risques de devenir des enfants des rues.

En réalité, près de la moitié des enfants aperçus dans les rues au Rwanda durant la journée retournent chez eux la nuit. Considérés comme des enfants « dans les rues » plutôt qu’enfants « des rues », ils se heurtent quand même à d’importants obstacles concernant la santé, l’éducation et le bien-être. Ils passent certaines nuits à la maison, et d’autres dans la rue. Ces enfants en arrivent souvent à vivre ainsi afin d’échapper à la maltraitance ou à la pauvreté dans leur famille, et beaucoup d’entre eux travaillent ou vendent des petits objets pour se faire de l’argent avant de rentrer chez eux.

Des efforts au cours des 5 dernières années ont permis à des centaines d’enfants des rues de réintégrer leur foyer. L’ONG FIDESCO-Rwanda, avec le soutien de l’UNICEF, a ouvert des centres de transition pour faciliter ce passage. Les enfants sont ainsi nourris, logés, éduqués et peuvent rencontrer un psychologue. Un effort tout particulier a été réalisé pour offrir une aide économique et psychologique aux familles de la nation. En effet, les enfants des rues sont souvent issus de familles très pauvres qui ne sont pas en mesure de nourrir leurs enfants. Grâce à un soutien financier et quelques conseils, ces familles seront plus à même de prendre soin de leurs enfants.

L’exploitation

Le Rwanda a ratifié toutes les conventions importantes relatives au travail des enfants et malgré les efforts pour l’éliminer, son taux est encore très élevé : 16 à 22 % des enfants rwandais travaillent. Les lois protégeant les enfants du travail ne sont pas toujours appliquées, en particulier dans le secteur des services domestiques, mais des organismes de répression ont récemment mis en place des actions pour éradiquer le travail des enfants.

Au Rwanda, l’âge minimum pour travailler est de 16 ans. Or, en raison d’une situation économique difficile, les familles sont souvent contraintes de faire travailler leurs enfants. Non-scolarisés, ces enfants ne perçoivent qu’un petit salaire et sont vulnérables à la discrimination et à la maltraitance. Des enfants sont victimes de trafic et exploités dans les milieux domestique, agricole et celui de la prostitution. Le plus souvent, à travers des réseaux familiaux étendus, les filles et quelques garçons sont exploités pour effectuer des tâches ménagères, mais on retrouve également des cas de travail infantile dans le secteur agricole.

Les conflits armés

Au début des années 90, les enfants ont commencé à jouer un rôle dans les conflits armés au Rwanda. A la fin du génocide de 1994, plus de 2000 enfants avaient été enrôlés dans les forces armées du pays. A présent, l’âge minimum pour le service militaire volontaire est de 18 ans.

En plus du danger réel de devenir soldats, ces jeunes souffrent également lorsqu’ils reviennent chez eux. Souvent non éduqués, non qualifiés, et sans argent, ils ne trouvent aucun moyen de se nourrir ni de se loger et ne parviennent pas à réintégrer la société. Le Gouvernement du Rwanda a mis en place des services de réadaptation et des programmes psychologiques à destination des enfants ayant combattu afin de les soutenir avant qu’ils ne rejoignent leurs familles.

Dernièrement, des responsables rwandais ont pourtant nié avoir eu recours à des enfants en tant que soldats dans l’armée. Au Rwanda, une loi interdit l’enrôlement d’enfants de moins de 18 ans dans l’armée ou autres groupes armés. Or, il semble que les enfants réfugiés -souvent du Burundi- soient recrutés par des groupes de rebelles et des milices combattant au Burundi et en République Démocratique du Congo. En outre, on peut encore trouver des jeunes Rwandais dans les armées d’autres pays, tels que la RDC.

La traite des enfants

La loi rwandaise condamne la prostitution infantile, l’esclavage et l’enlèvement, et le Gouvernement vient tout juste de voter et appliquer des plans d’action nationaux contre la traite. D’après le rapport sur le trafic des personnes publié en 2015, le Rwanda ne respecte pas complètement les normes minimales de la loi sur la protection des victimes de la traite, mais fait des efforts importants dans ce sens. Le nombre de Rwandais victimes de la traite aurait diminué en 2014.

Le Rwanda est considéré comme l’un des principaux pays où les femmes et les enfants sont victimes de la traite et contraints au travail forcé, mais cette situation dramatique se retrouve également dans les pays voisins.

Le Gouvernement rwandais continue d’enquêter, de poursuivre et de condamner les trafiquants. De plus, des services de protection proposant des conseils, des services médicaux et juridiques, des hébergements d’urgence pour les victimes, et des programmes de prévention, ont été mis en place.

 

Temoignage

 

Perception

 

Cide

 

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2. Où s’adresser ?

  1. Humanium
  2. AVSI Rwanda
  3. Déposer une plainte auprès du Comité africain des experts des droits et du bien-être de l’enfant : le Rwanda a ratifié la Charte Africaine des Droits et du Bien-Être de l’Enfant . Il est possible pour un individu ou une ONG reconnue par un État membre d’adresser une plainte au Comité, afin que celui-ci entreprenne des recherches et, éventuellement, interpelle le pays concerné sur la problématique en question. Pour plus d’informations : Claiming Human Rights ou ACERWC.
  4. Bureau de l’UNICEF au Rwanda
  5. Pour dénoncer des abus ou autres violations des droits de l’enfant, nous vous recommandons de vous adresser à la police, à un avocat spécialisé ou à une ONG:
    1. Haguruka NGO
    2. Children’s Voice Today
    3. Ineza Foundation
    4. Liprodhor
Annuaire

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3. Agir pour les enfants:

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Sources

http://www.unicef.org/infobycountry/rwanda_statistics.html
http://www.bbc.com/news/world-africa-31830220
http://www.unicef.org/rwanda/protection.html
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/rw.html
http://www.theguardian.com/global-development-professionals-network/2013/nov/22/rwanda-gender-based-violence
http://www.unicef.org/infobycountry/rwanda.html
http://www.crin.org/reg/country.asp?ctryID=182&subregID=1
http://www.savethechildren.net/index.php
http://www.hrw.org/africa/rwanda http://www.ibcr.org/editor/assets/Rwanda.pdf http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/2861.htm
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/index.html
http://www.amnesty.org/en/annual-report/2011
http://www.crin.org/docs/air_2011_full_en.pdf
http://www.state.gov/documents/organization/245365.pdf
http://www.voanews.com/content/rwanda-demobilizes-child-soldiers-sends-others-to-fight-in-congo/1765082.html
https://www.amnesty.org/en/countries/africa/rwanda/
http://www.ibtimes.co.uk/burundi-children-refugee-camps-rwanda-recruited-soldiers-1533221
http://www.refworld.org/cgi-bin/texis/vtx/rwmain?page=search&docid=560e3e7d3&skip=0&query=child%20labor&coi=RWA&searchin=title&sort=date
http://www.unicef.org/rwanda/reallives_10305.html
http://ncc.gov.rw/IMG/pdf/the_situation_of_street_children_in_rwanda.pdf
http://www.theeastafrican.co.ke/Rwanda/News/Rwandan-Bill-seeks-to-improve-registration-of-births/-/1433218/2120334/-/44nycez/-/index.html
https://freedomhouse.org/report/freedom-world/2015/rwanda
http://www.unhcr.org/pages/49e45c576.html
https://wazaonline.com/en/freedom-of-expression/freedom-of-expression-in-rwanda
http://minorityrights.org/minorities/twa-2/
http://www.theguardian.com/society/2011/aug/30/rwandan-schools-open-up-disabled
http://www.unicef.org/rwanda/education.html
http://www.newtimes.co.rw/section/article/2015-07-19/190747/
http://www.endcorporalpunishment.org/assets/pdfs/states-reports/Rwanda.pdf
http://www.un.org/womenwatch/ianwge/taskforces/vaw/VAW_COUNTRY_ASSESSMENT-Rwanda-1.pdf

Ecrit par : Katie Krakow
Revu par : Arndt Soret
Traduit par: Théa Gafuri-Vasseur
Relu par: Marion Brasseur
Mise à jour le 15 avril 2016
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