Enfants du Burkina Faso

Enfants du Burkina Faso

Concrétiser les Droits de l’Enfant au Burkina Faso

Le Burkina Faso est l’un des pays les moins développés au monde. Aussi, la situation des droits des enfants y est gravissime. Malgré la présence d’un très grand nombre d’ONG et malgré les efforts récents du gouvernement en la matière, les principes de la Convention des Droits de l’Enfant sont bien loin d’être garantis.

 

Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant:
4,56 / 10
Niveau noir : Situation très grave

Population : 17,8 millions
Pop. de 0 à 14 ans :
46,2 %

Espérance de vie : 54 ans
Mortalité des moins de 5 ans :
146 ‰

 

1. Situation des enfants

Principaux problèmes rencontrés par les enfants au Burkina Faso :

Pauvreté

Près de la moitié de la population burkinabè vit en-dessous du seuil de pauvreté. Le Burkina Faso est l’un des pays des moins développés au monde, et le fort taux de chômage aggrave la pauvreté des habitants. Cette situation est déplorable pour la vie des enfants : malnutrition, travail, maladie et danger, ils doivent se battre quotidiennement pour leur survie.

Droit à la santé

Au Burkina Faso, le taux de mortalité infantile est gravement élevé et l’espérance de vie particulièrement basse.

L’accouchement est relativement risqué pour les femmes burkinabè, il arrive fréquemment qu’elles donnent naissance chez elles, sans assistance médicale et dans des lieux où règnent insalubrité et manque d’hygiène. De plus, plus de 15 % des nouveau-nés présentent une insuffisance pondérale.

Le grand manque d’hygiène, de structures, de matériels médicaux et de personnels qualifiés est propice à la diffusion des épidémies et des virus au Burkina Faso. Malgré une importante campagne de vaccination menée récemment par le gouvernement, la méningite continue de se transmettre, et tue régulièrement des enfants. D’autres maladies sont très répandues et affectent parfois gravement la santé des petits burkinabè : diarrhées, polio, infections…Le VIH est également très virulent et beaucoup d’enfants se retrouvent ainsi orphelins du Sida.

En outre, le gouvernement burkinabè doit aussi axer ses efforts sur l’acceptation par les familles locales des vaccins et médicaments. En effet, les pratiques coutumières, les croyances religieuses, ou encore, le manque de connaissances des maladies font que certaines familles refusent, ou bien ne croient pas nécessaire de faire vacciner leurs enfants.

Droit à l’eau

La situation géographique du Burkina Faso n’est pas favorable à un assainissement complet et abondant en eau potable. De nombreux enfants, et plus particulièrement ceux vivant dans les milieux ruraux, n’ont pas d’accès suffisant à l’eau potable. Les conséquences sont sérieuses : leur santé en est gravement affectée et ils ne peuvent jouir d’une hygiène minimale.

De nombreuses ONG présentes sur le terrain construisent des structures d’accès à l’eau potable, toutefois, elles ne peuvent pas assurer ces travaux sur l’ensemble du territoire, certains villageois éprouvent donc de grandes difficultés pour accéder à l’eau.

Droit à l’éducation

Selon une enquête réalisée de 2005 à 2009, plus de 45 % des enfants burkinabè ne sont pas scolarisés. Il convient de noter cependant que le Burkina Faso a effectué de nombreux efforts pour améliorer la situation, durant cette dernière décennie. Les progrès sont considérables, notamment en ce qui concerne l’égalité des sexes dans les écoles.

En outre, le matériel scolaire à disposition des enfants est désastreux et les structures scolaires déplorables.

Travail des enfants

Près d’un enfant sur deux est contraint de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille au Burkina Faso.

Beaucoup de jeunes garçons travaillent ainsi dans les plantations de coton, dans des conditions déplorables et pour un salaire de misère. Quant aux jeunes filles, elles quittent leur famille pour aller travailler en tant que domestiques. Employées par des familles plus riches, elles sont parfois battues, violées, ou cruellement exploitées. Certaines d’entre elles doivent rentrer dans leur village, mises enceintes par leur violeur.

Dans les régions du nord, où le climat est terriblement aride, certaines familles burkinabè se consacrent exclusivement à la recherche d’or. Ainsi, dès leur plus jeune âge, les enfants doivent contribuer aux recherches. Or, le travail à la mine est affreusement pénible et risqué. De plus, il est totalement inadapté aux enfants, qui souffrent du manque de sommeil, d’eau et de nourriture. On compte environ 10 000 enfants exploités dans les mines au Burkina Faso.

Mariages d’enfants

48 % des jeunes femmes burkinabè interrogées confient avoir été mariées avant l’âge de 18 ans.

On les prépare d’ailleurs très tôt à leur future situation d’épouse. Cependant, ces mariages ont souvent des conséquences graves sur la santé physique et mentale des jeunes filles qui n’ont pas conscience des conséquences qu’entraîne le mariage. De plus, ces jeunes burkinabè n’ont pas toujours le choix de leur mari, dans certaines ethnies, il faut en effet respecter les castes et ne pas se « mélanger ».

Mutilations génitales

Environ un quart des jeunes filles burkinabé subissent des mutilations génitales. La pratique de l’excision se retrouve dans quasiment toutes les communautés ethniques et religieuse au Burkina Faso. Ces pratiques peuvent entraîner de graves conséquences physiques et psychiques sur les jeunes filles. En effet, les opérations sont pratiquées par des non professionnels, avec du matériel non désinfecté. Ainsi, infection, maladie, fièvre et traumatisme mental font parfois suite à ces mutilations.

Droit à l’identité

Au Burkina Faso, plus d’un tiers des naissances ne sont pas officiellement enregistrées. Cette absence de déclaration et donc d’identité touche plus particulièrement les filles et les régions isolées. En outre, certaines naissances ne sont pas officiellement inscrites en raison du coût élevé de la déclaration.

L’enregistrement de la naissance de l’enfant et l’attribution de sa nationalité lui octroient une capacité juridique ; cela signifie, pour les enfants dont l’identité n’est pas enregistrée, qu’ils ne seront pas officiellement reconnus en tant que membre de la société et qu’ils ne pourront pas faire valoir leurs droits; ils seront alors invisibles aux yeux de la société.

 

Temoignage

 

Perception

 

Cide

 

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2. Où s’adresser ?

  • Contacter le bureau burkinabè de l’Unicef : Bureau de l’Unicef à Ouagadougou
  • Déposer une plainte auprès du Comité africain des experts des droits et du bien-être de l’enfant : le Burkina Faso a ratifié la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Celle-ci comprend une procédure relative aux plaintes individuelles : il est donc possible pour un individu ou une ONG reconnue par un État membre d’adresser une plainte au Comité, afin que celui-ci entreprenne des investigations et, éventuellement, interpelle le pays concerné sur la problématique en question.
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3. Agir pour les enfants

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Sources

 

Ecrit par : Valentine Fau
Revu par : Mays Hussami
Mise à jour le 06 novembre 2011

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