Enfants de la République du Congo

Enfants de la République du Congo

Concrétiser les Droits de l’Enfant en République du Congo

De 1993 à 2002, la République du Congo a été touchée par de nombreux conflits qui ont détruit tout le pays. Le Congo tente de se reconstruire, mais même si quelques améliorations ont pu être notées, la situation reste très fragile et inquiétante en matière de droits de l’enfant. Toutes sortes de discriminations sont notamment infligées à de trop nombreux enfants.

 

Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant:
5,28 / 10
Niveau noir: Situation très grave

Population : 4,5 millions
Pop. de 0 à 14 ans : 45,3 %

Espérance de vie : 57 ans
Mortalité des moins de 5 ans : 97 ‰

1. Situation des enfants

Principaux problèmes rencontrés par les enfants en République du Congo:

Pauvreté

Malgré une amélioration de la situation économique du Congo en 2010-2011, la moitié de sa population vit encore sous le seuil de pauvreté et n’a qu’un faible accès aux infrastructures sanitaires et sociales.

Les enfants issus de régions rurales ne bénéficient pas des mêmes avantages que ceux issus de régions urbaines car l’accès aux services est inégal. Par exemple, en milieu urbain, 84% de la population a accès à l’eau potable contre 27% en milieu rural.

Santé

La santé est un secteur dont le gouvernement congolais se soucie beaucoup. L’accès à la santé constitue en effet une difficulté majeure pour la majorité de la population.

Les médicaments et les soins spécialisés parviennent principalement de l’étranger. Malgré l’amélioration des infrastructures, le personnel est insuffisant et les soins de qualité sont trop coûteux. Il devient donc très difficile pour la population d’avoir accès à la santé.

D’autre part, le personnel et les équipements de santé ne sont pas répartis de manière proportionnée au sein du pays. En effet, c’est à Brazzaville, la capitale du pays, que sont concentrés plus de 66% des médecins, 42% du personnel paramédical et 28% des lits hospitaliers. Les populations vivant dans les campagnes ont donc de grandes difficultés à accéder aux infrastructures sanitaires.

Éducation

En République du Congo, l’école est obligatoire de 6 à 16 ans.

Avec la santé, l’éducation fait partie des secteurs que le gouvernement congolais qualifie de prioritaires. Cependant, en dépit de ses efforts, les résultats ne sont pas encore satisfaisants.

Bien que la République du Congo possède un taux de scolarisation particulièrement élevé (80% des enfants congolais sont scolarisés) et fait donc partie des pays africains les plus performants en la matière, elle a beaucoup de mal à garantir un bon niveau d’éducation à l’ensemble de sa population.

L’enseignement public n’est pas un enseignement de qualité car les écoles publiques congolaises sont sous-équipées et présentent de grandes disparités entre les villes et les campagnes.

Enfants réfugiés

La plupart des enfants réfugiés au Congo sont d’origine rwandaise et ont fuit leur pays en raison des conflits.

Ces enfants n’ont pas accès à l’éducation ni à la santé. Ils sont contraints au travail forcé pour survivre et font l’objet de violences. Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) travaille de près avec les autorités afin d’améliorer leur situation. De plus en plus d’enfants réfugiés ont désormais la possibilité d’intégrer des écoles congolaises régulières.

Ceci démontre la volonté du Congo de respecter les droits des réfugiés. D’autres problèmes restent cependant encore à régler, notamment en ce qui concerne l’attribution de la nationalité congolaise.

Discriminations envers les filles

Les filles font l’objet de discriminations en raison de leur genre et ce, surtout en milieu scolaire. Il arrive fréquemment qu’elles soient victimes de harcèlements ou de violences sexuelles provenant de leurs professeurs.

Enfants des minorités

En République du Congo, les peuples autochtones, encore péjorativement appelés ‘pygmées’, représentent 10% de la population totale du pays. Ils font l’objet d’injustices et de discriminations systématiques. Vivant en harmonie avec la nature, ils sont souvent considérés comme des «sauvages» et n’ont, pour la plupart, pas accès à l’éducation ou à la santé.

Selon l’Unicef, 65% des enfants pygmées âgés de 12 à 15 ans ne sont pas scolarisés, contre 39% à l’échelle nationale. Cela s’explique par le fait que leurs parents ont souvent de grandes difficultés à obtenir les certificat de naissance nécessaires à leur inscription scolaires car les centres d’enregistrement des naissances sont éloignés de leur lieu de résidence. Et, même s’ils parviennent à y accéder, ils se voient pour la plupart refuser l’obtention de certificats, ce qui va à l’encontre du droit à l’identité de leurs enfants.

Les enfants autochtones et leurs familles sont sujets à l’esclavagisme, au travail forcé et font l’objet de violences physiques et sexuelles. A l’école, il arrive souvent que des enfants autochtones soient chassés des classes ou que des parents non-autochtones décident de retirer leurs enfants pour  qu’ils ne fréquentent pas des enfants autochtones.

Un Plan d’action visant  à améliorer la qualité de vie de ces peuples a vu le jour en 2009. Le gouvernement souhaite qu’en 2013, 50% des enfants autochtones bénéficient d’un enseignement scolaire de qualité, 60% aient accès aux services de prévention et de prise en charge du VIH/SIDA, et que 90% soient enregistrés à l’État civil.

Travail des enfants

Au Congo, la loi interdit le travail des enfants. Il faut avoir 16 ans pour pouvoir travailler. Cependant, en pratique, et surtout dans les quartiers ruraux, de nombreux enfants travaillent avec leurs familles dans des fermes ou dans de petites entreprises. Sur les marchés, il est fréquent de trouver des enfants travaillant dans des conditions difficiles durant de longues heures et pour presque rien en retour.

Le gouvernement congolais n’a pas publié de rapports sur ces pratiques. Cependant, suite à un sondage effectué en 2005, l’Organisation Internationale du Travail a estimé que 85% des enfants vivant en milieu rural travaillaient en échange d’un maigre salaire.

Enfants des rues

En République du Congo, de nombreux enfants vivent dans les rues. On les trouve principalement à Brazzaville et à Pointe, les 2 villes principales du pays. Ces enfants qui ne bénéficient d’aucune protection, sont très vulnérables. Ils sont souvent soumis à l’exploitation sexuelle ou tombent entre les mains des trafiquants de drogues. Afin de survivre, les enfants mendient ou vendent ce qu’ils ont volé.

Ce phénomène s’explique principalement par l’appauvrissement des familles, les divorces de parents, les situations de maltraitance ainsi que les crises et conflits armés.

Afin de faire face à ce problème, un Centre d’Insertion et de Réinsertion des Enfants Vulnérables (CIREV) a été créé en 2003. Ce centre fait partie des 5 orphelinats financés par le Haut Commissariat aux Réfugiés et a pour but de fournir un hébergement, de la nourriture, une éducation et une protection à l’enfant.

En ce qui concerne les actions menées par le gouvernement, leur suivi se fait à travers des équipes d’encadrement constituées d’assistantes sociales, d’éducateurs et de psychologues chargés de suivre les enfants placés à tous les niveaux d’insertion et de réinsertion.

Enfants handicapés

Entre 7 et 10% de la population congolaise vit avec un handicap et dans 66,3% des cas, ces handicaps existent à la naissance.

Les enfants handicapés souffrent de l’exclusion sociale. N’ayant pas accès à l’école et ne pouvant travailler, ils se retrouvent dans la rue et mendient pour survivre.

Pourtant, l’article 30 de la Constitution congolaise accorde une protection spéciale pour les personnes handicapées. Des initiatives ont été prises par le gouvernement pour améliorer la prise en charge de ces personnes, mais pour le moment, les résultats ne sont pas encore vraiment satisfaisants.

Enfants et SIDA

Au Congo, 7,9% des enfants âgés de 0 à 14 ans vivent avec le VIH/SIDA. Selon le Comité des Droits de l’Enfant, la population congolaise a tendance à discriminer les personnes atteintes du VIH/SIDA et particulièrement les femmes et les enfants.

Dès lors, les enfants séropositifs éprouvent de grandes difficultés à s’intégrer. Ils sont rejetés à tous les niveaux sociaux, que ce soit au sein de leurs familles, de leurs communautés et même dans certains centres de santé.

Le problème est difficile à résoudre car les personnes atteintes du virus, enfants ou adultes, refusent souvent de prendre leurs médicaments afin de passer inaperçues au sein de la société. Le gouvernement tente donc de protéger les droits des séropositifs afin qu’ils ne soient pas condamnés à l’exclusion sociale.

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Sources

 

Ecrit par : Olivia Garreau
Revu par : Laure Maitrejean
Mise à jour le 21 février 2012

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