Enfants de Turquie

Enfants de Turquie

Concrétiser les Droits de l’Enfant en Turquie

 

Riche en ressources naturelles et humaines, l’économie turque est assez dynamique. Toutefois, celle-ci ne bénéficie pas à toute la population, dont une partie doit affronter la pauvreté. Certains enfants ne peuvent donc jouir de tous leurs droits, tels qu’ils sont proclamés dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

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Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant : 7,96/ 10
Niveau orange : Problèmes sensibles

Population : 77,6 millions
Pop. de 0 à 14 ans: 26,6%

Espérance de vie : 75,3 ans
Mortalité des moins de 5 ans : 12‰

 

Principaux problèmes rencontrés par les enfants en Turquie:

Pauvreté

17% de la population turque vit en-dessous du seuil de pauvreté. Ce chiffre, qu’on ne peut qualifier d’alarmant, doit tout de même être considérablement réduit. En effet, les écarts entre pauvres et riches, zones rurales et zones urbaines se creusent.

De nombreux enfants issus de familles pauvres sont dans le besoin et ne peuvent bénéficier du droit à la santé ou du droit à la protection, par exemple, à l’instar des autres enfants.

Droit à la santé

Une réforme du système de santé a été mise en place. Toutefois, certains indicateurs dévoilent les efforts que les autorités sanitaires doivent encore réaliser. En effet, encore 11% des bébés naissent avec une insuffisance pondérale et 20 ‰ des enfants décèdent avant l’âge de 5 ans.

Dès lors, le personnel doit augmenter ses compétences et le matériel améliorer son efficacité afin de mieux répondre aux attentes des patients et de leur prescrire des soins adaptés.

Droit à l’éducation

Malgré des progrès notables réalisés quant à la fréquentation des structures scolaires, encore 5 % des enfants turcs ne sont toujours pas scolarisés. Les filles sont particulièrement touchées.

Bien que beaucoup plus nombreuses que par le passé à commencer l’école, nombre d’entre elles l’abandonnent lors de leur 5ième ou 6ième année.

Violence envers les enfants

Les maltraitances à l’encontre des enfants turcs sont toujours autant pratiquées. Elles peuvent prendre plusieurs formes : physiques, psychologiques ou encore sexuelles.

La pire forme existante en Turquie est le crime d’honneur. En effet, de nombreuses jeunes filles, principalement celles vivant dans les régions rurales, sont victimes des rites et traditions ancestrales. Selon ces coutumes, il est nécessaire de toujours préserver l’honneur de la famille.

Dès lors, il suffit qu’une jeune fille ait parlé à un étranger, qu’elle soit soupçonnée de fréquenter des hommes, ou pire qu’elle ait été violée pour que sa famille la tue. Bien souvent, l’entourage se réunit lors d’un conseil pour savoir s’ils doivent ou non la tuer. S’ils décident son assassinat, elle décèdera au travers d’incroyables souffrances : mutilations des oreilles, étranglement, enterrée vivante.

Malgré la mise en place en 2005 d’un nouveau code pénal turc, qui renforce les peines contre les auteurs de ces crimes, ceux-ci persistent. Aujourd’hui, les familles déguisent les meurtres en suicide afin de ne pas être condamnées.

Travail des enfants

A l’aide d’un programme de l’Organisation Internationale du Travail pour l’abolition du travail des enfants, la Turquie réalise au fil des ans de grands progrès.. On estime que 3% des enfants turcs travaillent encore aujourd’hui.

L’abolition de cette forme de travail doit être réalisée, afin de protéger la santé et la vie de ces jeunes. Travaillant souvent dans des ateliers de réparation, des menuiseries ou encore dans des chantiers de construction, ils respirent chaque jour des poussières et des vapeurs malsaines. Cet environnement nocif a des conséquences néfastes sur leur santé et les rend vulnérables à de nombreuses maladies.

Traite d’enfants

L’exploitation sexuelle commerciale des enfants fait toujours rage en Turquie. L’âge minimum du consentement est de 15 ans : quiconque aura des relations avec une fille plus jeune sera puni d’emprisonnement. Toutefois, certaines jeunes filles contraintes par des trafiquants ou par leur pauvreté, sont victimes de cette exploitation.

Une autre forme d’exploitation cruelle existe en Turquie. Il s’agit des ablations d’organes. La valeur d’un organe est très élevée et certains trafiquants n’hésitent pas à capturer des enfants afin de leur dérober un organe et de le revendre ensuite.

Mariages d’enfants

Les mariages d’enfants, malgré une importante diminution, sont toujours pratiqués. L’âge légal pour se marier est de 17 ans pour les filles comme pour les garçons. Toutefois, il arrive encore que des jeunes filles seulement âgées de 12 ans soient mariées.

Ces mariages existent aujourd’hui principalement dans les zones rurales, et l’alliance se fait souvent entre cousins. Des cérémonies religieuses non officielles, étant donné leur illégalité, sont organisées à cet effet.

Récemment, souhaitant lutter contre ce fléau, la police turque a arrêté des hommes âgés d’une vingtaine d’années qui s’étaient mariés avec des jeunes filles de 12 ans.