Enfants de Chypre

Réaliser les droits de l’enfant à Chypre

Chypre a progressé dans la protection des droits des enfants grâce à la ratification de traités internationaux et à des réformes nationales en matière de santé, d’éducation et de protection de l’enfance. Cependant, un accès inégal aux services, un manque de soutien aux mineurs non accompagnés, ainsi que des défis persistants liés au travail des enfants, à l’accès aux documents d’identité et à la consommation de substances chez les adolescents soulignent la nécessité de mettre en place des politiques plus inclusives et de les appliquer de manière cohérente dans tous les secteurs.

Population: 1,3 million
Pop. ages 0-14:
16 %

Life expectancy: 81,9 ans
Under-5 mortality rate:
3,5 ‰

Chypre en un clin d’œil

La République de Chypre est un État insulaire situé dans l’est de la mer Méditerranée, connu pour son histoire riche et sa culture éclectique. Nicosie, sa capitale, est la plus grande ville du pays. Chypre est située au sud de la Turquie, à l’ouest de la Syrie et du Liban, au nord-ouest d’Israël, au nord de l’Égypte et au sud-est de la Grèce. Les langues officielles sont le grec et le turc, reflétant les premières communautés ethniques de l’île (Hadjicostis, 2025).

Chypre accède à son indépendance en 1960, après s’être affranchie de la domination coloniale britannique, devenant une république constitutionnelle. Cependant, les tensions intercommunautaires entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs se sont intensifiées, aboutissant à des affrontements majeurs. En 1974, un coup d’État orchestré par des nationalistes chypriotes grecs en faveur d’une union avec la Grèce a déclenché une intervention militaire de la Turquie (Hadjicostis, 2025).

Depuis la partition de l’île en 1974, Chypre a œuvré à la réunification par des négociations, notamment le plan Annan de 2004. Les Chypriotes turcs ont accepté ce plan, mais les Chypriotes grecs l’ont rejeté, entraînant l’adhésion de la République de Chypre à l’Union européenne la même année (Bowman & Hunt, 2025).

Aujourd’hui, l’île reste divisée : le tiers nord est occupé par les forces turques, tandis que le sud est sous le contrôle de la République de Chypre. La République turque de Chypre du Nord, autoproclamée en 1983, n’est reconnue internationalement que par la Turquie. Les efforts visant à résoudre cette division se poursuivent, et des discussions récentes, facilitées par les Nations Unies, visent à relancer les négociations de paix (Hadjicostis, 2025).

Malgré les divisions politiques persistantes, le pays a connu une intense croissance économique et s’est imposé dans le secteur du chauffage solaire. Le secteur solaire a créé des emplois, soutenu les familles à faibles revenus et réduit les coûts de l’électricité, contribuant ainsi à la croissance économique du pays (Smith, 2024). Cependant, il reste encore beaucoup à faire dans le domaine des droits de l’enfant. Les failles structurelles et les inégalités persistantes continuent d’entraver la mise en œuvre complète des mesures de protection et des opportunités offertes aux enfants.

État des droits de l’enfant [1]

Chypre a démontré son engagement ferme en faveur de la protection des droits des enfants en ratifiant plusieurs conventions internationales majeures. Ces accords garantissent que tous les enfants de Chypre, indépendamment de leur origine, ont droit à la sécurité, à l’éducation, aux soins de santé et à la protection. En 1991, Chypre a ratifié, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), un traité phare des Nations unies qui définit les droits fondamentaux des enfants (Refworld, 1995).

Afin de renforcer la protection des enfants, Chypre a également ratifié les protocoles facultatifs à la CIDE. En 2006, le pays a adopté le Protocole concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, réaffirmant ainsi sa position contre l’exploitation des enfants. De plus, en 2010, Chypre a ratifié le Protocole interdisant le recrutement et la mobilisation d’enfants de moins de 18 ans dans les conflits armés (United Nations, 2025).

La Convention (n° 138) sur l’âge minimum de 1973, qui fixe l’âge minimum d’admission à l’emploi, et la Convention (n° 182) sur les pires formes de travail des enfants de 1999, visant à éliminer les formes graves de travail des enfants, ont également été ratifiées par Chypre. Ces textes ont permis la mise en place de réglementations nationales définissant l’âge minimum d’admission à l’emploi et protègent les enfants contre les conditions de travail dangereuses (Département des relations du travail, s.d.).

En intégrant ces normes internationales à son droit interne, Chypre a adopté des lois reflétant les principes de la CIDE et de ses protocoles facultatifs. La Constitution chypriote stipule que les traités et conventions internationaux ratifiés ont primauté sur le droit national, soulignant ainsi l’engagement du pays à aligner son système juridique sur les normes internationales en matière de droits humains (CRIN, s.d.).

Répondre aux besoins des enfants

Droit à la santé

Chypre a connu d’importants changements démographiques et économiques qui continuent d’influencer la santé des enfants. La baisse du taux de natalité et le vieillissement de la population ont entraîné une hausse de l’âge moyen des mères à la naissance, tandis que l’instabilité économique, surtout après la crise financière de 2011-2013, a exercé une pression supplémentaire sur le financement de la santé publique et a contribué à l’augmentation du taux de pauvreté (Efstathiou et al., 2020).

En réponse à des disparités persistantes, le gouvernement a mis en place en 2017 le système national de santé (GeSY), qui vise à garantir une couverture universelle et à intégrer les services de santé publics et privés. Si le GeSY a amélioré l’accès aux soins, il reste encore beaucoup à faire. Près de la moitié des 336 pédiatres enregistrés dans le pays ont plus de 60 ans, posant question quant à la capacité future et à la pérennité des soins spécialisés pour les enfants (Efstathiou et al., 2020).

Avant l’instauration du GeSY, Chypre était le seul pays de l’UE à ne pas disposer d’un système de santé universel. Les soins pédiatriques étaient partagés entre un secteur public financé par l’État, offrant des soins d’urgence gratuits, et un secteur privé nécessitant un paiement direct ou une assurance privée. Les soins aigus étaient accessibles dans cinq hôpitaux publics, mais les soins primaires n’étaient pas universellement gratuits (Efstathiou et al., 2020).

Aujourd’hui, les services pédiatriques sont dispensés par un mélange de prestataires publics et privés. Les soins primaires sont prodigués dans les services ambulatoires et les cabinets pédiatriques privés, tandis que les soins secondaires sont concentrés dans les hôpitaux publics. Les soins tertiaires, y compris les traitements spécialisés et les interventions pédiatriques complexes, sont centralisés dans un hôpital universitaire maternel et pédiatrique situé à Nicosie (Efstathiou et al., 2020).

Bien que l’accès aux services se soit globalement amélioré, des disparités persistent. Les communautés rurales ont un accès limité aux soins spécialisés et des difficultés financières continuent d’affecter les familles qui n’ont pas les moyens de payer des traitements privés. Avec seulement 127 lits pédiatriques disponibles dans les hôpitaux publics à l’échelle nationale, les infrastructures actuelles restent insuffisantes pour répondre à la demande croissante, en particulier pour les enfants atteints de pathologies complexes (Efstathiou et al., 2020).

Droit à l’identité

Le droit à l’identité est un droit fondamental des enfants garanti par l’article 7 de la Convention internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). Il garantit le droit à chaque enfant d’être enregistré dès sa naissance, d’avoir un nom et d’acquérir une nationalité. Ce droit permet aux enfants d’être reconnus comme des individus devant la loi et d’avoir accès à des services essentiels, tels que les soins de santé, l’éducation et la protection sociale.

Bien que Chypre ait consacré ces droits dans sa législation, des obstacles systémiques continuent d’empêcher certains groupes d’obtenir des documents d’identité et la nationalité. Parmi les plus touchés figurent les enfants issus de mariages mixtes entre les Chypriotes turcs et des ressortissants turcs ou étrangers vivant dans la partie nord de l’île (Charalambidou, 2023).

Une exception, introduite en 1999 dans la loi sur la nationalité, stipule que les enfants nés d’un parent chypriote et d’un parent non chypriote considéré comme étant entré ou résidant « illégalement » à Chypre ne bénéficient plus de la citoyenneté automatique. Leur nationalité est désormais soumise à l’approbation discrétionnaire du Conseil des ministres (Charalambidou, 2023).

En pratique, cette exception affecte de manière démesurée les familles chypriotes turques résidant dans les zones non contrôlées par le gouvernement, au nord, où la République de Chypre considère que tous les résidents enfreignent la loi sur l’immigration. En conséquence, environ 10 000 enfants, dont beaucoup sont nés et ont grandi à Chypre, restent dans une situation juridique incertaine, se voyant refuser la nationalité chypriote malgré leurs liens culturels avec le pays (Charalambidou, 2023).

Malgré les efforts législatifs, tels que le projet de loi sur la protection, les soins et le bien-être des enfants, la discrimination envers les minorités persiste. Les organismes internationaux ne cessent de réclamer l’adoption de procédures claires et inclusives garantissant une égalité de traitement en ce qui concerne l’enregistrement des naissances et l’acquisition de la nationalité, indépendamment de la descendance ou du statut parental (CRIN, s.d.).

Droit à l’éducation

L’éducation à Chypre est encadrée par un système national bien établi qui garantit une éducation gratuite et obligatoire du primaire jusqu’au premier cycle du secondaire. Ce système comprend des établissements publics et privés à tous les niveaux, de la petite enfance à l’enseignement supérieur. Ces dernières années, le gouvernement a lancé des réformes dans le cadre du Plan national pour la reprise et la résilience, visant à moderniser le système éducatif par la numérisation et l’adoption de pratiques inclusives (EU, 2023).

Malgré ces engagements politiques, des problèmes structurels persistants, exacerbés par la division politique de l’île, continuent de limiter l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants. Dans la République, les élèves turcophones fréquentent souvent des écoles privées, considérées comme étant de meilleure qualité, mais ils y sont confrontés à des discriminations, des difficultés linguistiques et des programmes scolaires à la vision biaisée de l’histoire, mettant en avant des récits historiques clivants (Erk, s.d.).

Dans le nord de Chypre, le système éducatif est fortement influencé par la Turquie, avec des programmes scolaires qui intègrent souvent des éléments de propagande et des interprétations historiques biaisées. Cela nuit à la qualité de l’enseignement et perpétue la méfiance entre les deux communautés. Par ailleurs, des problèmes comme le manque de financement pour l’éducation spécialisée et les inégalités de genre institutionnalisées aggravent encore la qualité de l’éducation (Erk, s.d.).

Chypre enregistre des taux élevés de décrochage scolaire et de faibles résultats dans les compétences de base, comme le révèlent les résultats de l’enquête PISA. Une grande partie des élèves ne maîtrise pas suffisamment la lecture, les mathématiques et les sciences, et les taux d’échec scolaire ont augmenté pendant la dernière décennie (European Commission, 2024).

La situation est encore plus préoccupante dans la communauté rom chypriote, classée comme faisant partie de la « communauté turque » selon la Constitution et qui se heurte à d’importants obstacles dans le domaine de l’éducation. Ce système éducatif divisé et ethnocentrique, couplé à des conditions de vie précaires, a conduit à un faible taux de scolarisation, un taux de décrochage scolaire élevé et un analphabétisme quasi généralisé parmi les enfants roms (European Commission, 2009).

Malgré les défis persistants, Chypre a réalisé des progrès dans certains domaines, comme l’éducation au développement durable. C’est le seul pays de l’UE où l’éducation au développement durable est une matière obligatoire dès l’enseignement primaire, avec un cadre national stratégique en place depuis 2008. Cependant, les élèves chypriotes obtiennent des scores inférieurs à ceux de leurs homologues européens en matière de connaissances sur le développement durable, ce qui souligne un décalage entre les politiques et leur mise en œuvre (European Commission, 2024).

Facteurs de risque —> Défis spécifiques du pays

Pauvreté

Les enfants du nord de Chypre affrontent toujours des difficultés au quotidien, en particulier ceux qui sont orphelins ou vivent en situation de pauvreté. Bien que les moins de 18 ans constituent environ 19 % de la population, près d’un enfant sur cinq vit en situation de pauvreté, en particulier dans les familles monoparentales ou sans emploi pour les adultes. Environ 9 % sont en situation de privation matérielle sévère, limitant leur accès à des biens essentiels, comme la nourriture et les soins de santé (SOS Children’s Villages, s.d.).

Ces défis sont aggravés par la division politique persistante de Chypre, qui entrave l’accès aux services et au financement international dans le nord. Les enfants migrants et réfugiés sont particulièrement vulnérables, beaucoup arrivant non accompagnés et vivent dans des conditions de surpopulation et d’insécurité (SOS Children’s Villages, s.d.).

Cette situation contraste avec les tendances nationales récentes qui montrent une nette amélioration. Selon les données Eurostat publiées en 2025, 14,8 % des enfants à Chypre (environ 26 000) étaient en situation de risque de pauvreté en 2024. Ce chiffre marque une amélioration significative par rapport à 2023, où le taux s’élevait à 16,7 %, touchant environ 29 000 enfants. Cette baisse de 1,9 % souligne les progrès réalisés pour réduire la vulnérabilité des enfants, plaçant Chypre au deuxième rang des pays de l’UE (Kathimerini, 2025).

Les autorités gouvernementales attribuent ces progrès aux politiques sociales ciblées mises en place depuis 2023, qui ont élargi le soutien aux familles grâce à des majorations des allocations familiales, des subventions pour les frais de scolarité en école maternelle et les repas, ainsi que des réductions tarifaires sur les services publics pour les familles nombreuses ou monoparentales. Ces mesures reflètent l’engagement global du gouvernement à réduire les difficultés économiques et à garantir qu’aucun enfant à Chypre ne soit laissé pour compte (Damaskinos, 2025).

Travail des enfants

Chypre a encore du mal à garantir un accès à l’éducation pour tous en raison de la prévalence du travail des enfants, socialement et juridiquement toléré tant dans la République de Chypre que dans la République turque de Chypre du Nord. Alors que l’éducation de base est gratuite pour les enfants à partir de trois ou quatre ans dans la République de Chypre, la République turque limite la gratuité de l’éducation aux enfants âgés de 6 à 15 ans (White, 2017).

dans les deux communautés, le travail des enfants est autorisé, les lois permettant aux enfants dès l’âge de 11 ans de travailler après les heures de cours et à ceux âgés de 15 ans et plus de travailler à plein temps au lieu d’aller à l’école. Cette tolérance à l’égard du travail des enfants perpétue un cycle de pauvreté, car les enfants abandonnent souvent l’école pour contribuer financièrement à la vie de leur famille, ce qui dévalorise l’importance de l’éducation (White, 2017).

Le gouvernement de la République de Chypre a pris des mesures pour lutter contre le travail des enfants avec la loi sur la protection des jeunes au travail (n° 48 [I]/2001), qui fixe l’âge minimum légal pour travailler à 15 ans et interdit les travaux dangereux aux moins de 18 ans. Cependant, la loi prévoit des exceptions pour les formations professionnelles sous supervision stricte, même si aucune licence de ce type n’a été accordée à ce jour (Government of the Republic of Cyprus, 2004).

Les efforts déployés pour lutter contre le travail des enfants visent à aligner les lois nationales sur les normes internationales, comme la Convention sur l’âge minimum et la Convention sur les pires formes de travail des enfants. Le gouvernement a également mis en place un comité chargé de réviser la législation existante pour répondre aux problèmes soulevés par les organismes internationaux. Cependant, la mise en application nécessite des mesures supplémentaires pour combler les failles et garantir que tous les enfants soient protégés contre toute forme d’exploitation (Government of the Republic of Cyprus, 2004).

Mineurs non accompagnés

Au début de l’année 2024, Chypre a connu une forte augmentation du nombre d’arrivées par bateau, principalement composées de Syriens fuyant la détérioration des conditions au Liban. En réponse, le gouvernement a déclaré « l’état de crise grave », et a appelé à l’intervention de l’UE tout en mettant en place des mesures restrictives. Malgré les préoccupations en matière de droits humains, Chypre a intensifié ses patrouilles maritimes, et aurait bloqué des bateaux de migrants sans leur donner accès à de la nourriture ou à de l’eau (Litzkow, 2024).

Cette augmentation a submergé le système d’aide existant, entraînant un accès limité à la représentation juridique et des conditions d’accueil inadaptées. Un manque de représentants juridiques persiste pour les jeunes atteignant l’âge adulte. Ainsi, dès qu’un mineur atteint 18 ans, il n’a plus droit à un soutien juridique, même si sa demande d’asile n’a pas encore été traitée (Cyprus Refugee Council, 2024).

Malgré les appels répétés à la réforme émanant du Médiateur national et du Commissaire aux droits de l’enfant depuis 2014, des problèmes importants restent sans solution. Aucune amélioration substantielle n’a été enregistrée en 2022 ou en 2023, laissant de nombreux enfants migrants non accompagnés dans une situation précaire, avec un soutien très limité et un avenir incertain (Cyprus Refugee Council, 2024).

Les enfants et les addictions

Une enquête HBSC sur les comportements en matière de santé chez les enfants d’âge scolaire à Chypre a révélé des tendances alarmantes quant à la consommation de substances, notamment l’alcool, les cigarettes, les cigarettes électroniques, le narguilé et le cannabis. L’enquête menée en 2021-2022 auprès de 4 800 élèves âgés de 11 à 15 ans a révélé que 73 % des jeunes de 15 ans ont déjà consommé de l’alcool. 48 % des garçons et 44 % des filles déclarent avoir consommé de l’alcool au moins une fois. Par ailleurs, 15 % des enfants ont admis avoir bu jusqu’à l’état d’ivresse (Pitta, 2023).

De nombreux facteurs contribuent à la consommation de substances, y compris les problèmes familiaux (le divorce, la maltraitance et l’instabilité financière, par exemple), la pression des pairs et l’environnement social. Pour y faire face, le ministère de l’Éducation et l’Autorité contre les dépendances de Chypre ont mis en place des programmes de prévention, notamment des interventions en milieu scolaire, des programmes en ligne à destination des élèves et des initiatives, telles que la distribution gratuite d’équipements sportifs et de sacs de lecture aux familles vulnérables (Pitta, 2023).

Bien que membre de l’UE et bénéficiant d’un niveau de vie relativement élevé, Chypre peine à lutter contre l’addiction en raison de ressources limitées en matière de santé mentale. Le pays ne compte que 11 psychiatres pour 100 000 habitants, soit bien moins que la moyenne européenne de 16, ce qui témoigne d’une grave pénurie de soins spécialisés. Les options de traitement se sont certes diversifiées, mais les allocation des ressources et les soins de longue durée restent des enjeux urgents (Samartzis, 2018).

Ecrit par Lidija Misic

Traduit par Eloïse Langrand

Relu par J-Christophe Brunet

Dernière mise à jour le 1er juin 2025

Bibliographie:

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[1] Cet article ne prétend en aucun cas donner un aperçu complet ou représentatif des droits des enfants à Chypre ; en effet, l’un des nombreux défis à relever est le manque d’informations actualisées sur la situation des enfants chypriotes, dont la plupart sont peu fiables, non représentatives, obsolètes ou tout simplement inexistantes.