Enfants du Myanmar

Enfants du Myanmar

Concrétiser les Droits de l’Enfant au Myanmar

Un des États les plus prospères d’Asie du Sud-est dans les années 1960, le Myanmar,  gouverné par une junte militaire depuis 1962, est devenu l’un des pays les plus pauvres au monde. Par conséquent, le respect des droits des enfants y est quotidiennement mis à mal.

Carte du Respect des Droits de l'Enfant dans le monde  Carte_Birmanie

Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant : 6.53 / 10
Niveau rouge : situation difficile

Population: 55,1 millions
Pop. de 0-14 ans : 27,5 %

Espérance de vie : 65,2 ans
Mortalité des – de 5 ans : 40 ‰

 

Principaux problèmes rencontrés par les enfants au Myanmar :

Pauvreté

Le Myanmar souffre d’une pauvreté structurelle puisque 32 % de sa population vit en-dessous du seuil de pauvreté. Par exemple, le Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant est de 1 246 $, contre  46 100 $ au Canada.

Cette grande pauvreté, qui touche particulièrement les enfants des zones rurales, est un frein à la jouissance des droits les plus fondamentaux des enfants.

Droit à la santé

Les manques de matériel et de personnel de santé compétents ont un impact considérable sur la santé des enfants, notamment sur ceux issus de familles pauvres. En effet, environ 70 ‰ des enfants myanmarais décèdent avant l’âge de cinq ans.

Par ailleurs, d’autres indicateurs de santé sont alarmants comme les insuffisances pondérales à la naissance ou encore le virus du Sida ; on estime encore aujourd’hui que de nombreux enfants sont touchés par ces deux fléaux.

Il est nécessaire d’éradiquer le VIH, notamment lorsqu’il se transmet de la mère à l’enfant, afin de permettre à ce dernier de vivre dans de bonnes conditions.

Droit à l’éducation

L’enseignement au Myanmar est gratuit et obligatoire seulement jusqu’à l’âge de 10 ans, ce qui est bien inférieur à la moyenne internationale. Malgré cette limite, on estime que 20 % des enfants myanmarais ne sont pas scolarisés.

En effet, le gouvernement allouant très peu de fonds à l’éducation, les parents ne sont pas toujours en mesure de financer les études de leurs enfants.

Violences envers les enfants

Les enfants myanmarais sont régulièrement victimes de violences : physiques, sexuelles, psychologiques, etc.

Bien souvent, ces violences ont lieu dans le cadre du conflit armé qui sévit au Myanmar. Cette situation déplorable limite l’apport d’une aide psychologique ainsi que la mise en place de structures dédiées aux enfants.

Travail des enfants

Les enfants issus de familles pauvres sont les premières victimes de cette problématique. En effet, bon nombre d’entre eux sont obligés de travailler afin de subvenir aux besoins de leur famille.

Bien souvent, ils sont contraints de travailler dans les mines, les chantiers de construction ou encore en tant que travailleurs domestiques. Ces formes de travail sont dangereuses pour leur santé et nuisent à leur développement psychologique et physique.

Enfants déplacés

Au Myanmar, les difficultés économiques ainsi que les nombreuses violations des droits humains dues au conflit, ont amené plus de 500 000 personnes à fuir leur foyer. La situation est alarmante : plus d’un tiers de ces déplacés sont des enfants.

Témoins d’atrocités et parfois eux-mêmes victimes de violence, ces enfants vivent quotidiennement un stress intense. Privés d’abri, d’accès à l’éducation et aux services sociaux élémentaires, il y a donc beaucoup à faire pour les protéger.

Les enfants soldats

L’âge minimum d’enrôlement des enfants au sein de l’armée est de 18 ans, néanmoins, beaucoup d’entre eux sont kidnappés dès 14 ans pour lutter contre les ethnies rebelles.

Ces enfants vivent un véritable enfer au quotidien dans les camps d’entraînement : violence, insalubrité, manque de nourriture, etc. Ces conditions difficiles  conduisent certains d’entre eux à déserter les camps au péril de leur vie.

Droit à l’identité

65 % des naissances ne sont pas officiellement déclarées au Myanmar. Cette problématique touche plus particulièrement les zones rurales, dans lesquelles seules les sages-femmes enregistrent de façon informelle les naissances.

Dès lors, très peu d’enfants sont déclarés aux autorités, ce qui entraîne de graves conséquences sur la jouissance de leurs droits, ceci d’autant plus qu’ils sont considérés comme invisibles aux yeux de la société.