Qu’est-ce que la protection de l’enfance?

L’enfant est un être en devenir. Il est par conséquent vulnérable et mérite à la fois une attention et une protection particulières, et ce, au nom du principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, promu par la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE).

Par « protection de l’enfant », l’UNICEF fait référence à la prévention et à la lutte contre la violence, l’exploitation et les mauvais traitements, y compris l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, la traite et le travail des enfants ainsi que les pratiques traditionnelles préjudiciables, comme les mutilations génitales féminines/l’excision et le mariage des enfants

Hands c Danielle Hegseth

La protection doit être assurée par les parents, la communauté et les Etats. Ceux-ci doivent instaurer et garantir un environnement protecteur efficace: mettre en place un cadre légal, c’est-à-dire des lois, mais aussi un système de procédures et d’institutions spéciales, un personnel formé et compétent (magistrats, policiers, assistants sociaux, etc.) destinés à faire respecter les droits des enfants et les devoirs que les parent ont envers eux.  Il s‘agit de mesures de prévention et de répression.

Des sanctions sont ainsi définies contre toute personne coupable d’enfreindre ces règles et de toute atteinte aux droits des enfants.Les Etats prennent aussi parfois le relais des parents dans cette protection, lorsque ceux-ci sont incapables d’assumer leur rôle, lorsqu’ils maltraitent leurs enfants, ou lorsqu’ils décèdent. L’enfant peut alors être placé dans une institution ou une famille d’accueil.

Cette protection vaut pour les situations qui mettent en danger les enfants, qui nuisent à leur santé, à leur bien-être, mais aussi pour les situations de discriminations (enfants handicapés, issus de peuples autochtones ou de minorités, etc.) De manière générale, la protection de l’enfance s’applique à la vie quotidienne des enfants dans un contexte de paix, mais également d’urgence et de crise (catastrophes naturelles, guerre). La protection consiste alors aussi  à prévenir les abus et la maltraitance. Ainsi, l’importance de fournir des services de base aux familles a été démontrée dans la prévention. L’accès aux soins de santé, à l’éducation, à des moyens de subsistance entre autres, réduit les tentations de recourir à des pratiques préjudiciables au bien-être des enfants.

Pour aller plus loin : comprendre le droit à la protection

http://www.humanium.org/fr/comprendre/droit-a-la-protection

http://www.humanium.org/fr/situation-monde/droit-a-la-protection

Sources :

http://www.unicef.org/french/protection/files/La_Protection_de_l_enfant.pdf

http://www.unicef.fr/contenu/notre-action/domaines-daction

Publié dans Droits Humains | Marqué avec , | Commentaires fermés

RCA : Les enfants entre balles et coups de machette

La situation conflictuelle en République centrafricaine s’aggrave de plus en plus. Alors que l’on compte plus de 500.000 déplacés à l’intérieur du pays, les enfants sont parmi les plus affectés de la crise. Cette population particulièrement vulnérable a le droit à la protection et l’assistance, ce qui constitue un défi majeur pour les acteurs de l’humanitaire.

© Pierre Holtz | UNICEF

© Pierre Holtz | UNICEF

Les armes de guerre au service des enfants

Balles et coups de machette. Ce sont les principales armes blessant et tuant les enfants en République centrafricaine depuis plusieurs mois. Selon Souleymane Diabaté, représentant d’UNICEF en RCA, la crise affecte actuellement 2 millions d’enfants, dont plus de 4.000 recrutés par les groupes armés tandis que d’autres sont les cibles directes d’atrocités.

« Qu’ils soient musulmans ou chrétiens, les enfants de la République centrafricaine ne sont pas en sécurité » a-t-il déclaré.

D’ailleurs, le conflit qui a commencé avec des balles a évolué jusqu’à l’utilisation des machettes, lance-grenades et kalachnikovs. Le chirurgien de l’ONG Emergency, Dr Antonio Rignone, qualifie les blessures de ses patients mineurs comme de « vraies blessures de guerre ».

Les enfants parmi les plus déplacés internes[1] et les combattants

Si les déplacés internes sont particulièrement vulnérables, c’est parce qu’en voulant fuir la violence physique, ils sont rapidement privés de leur cadre de vie habituel, de logement, de nourriture et d’eau. Les familles sont très souvent dispersées et le risque de violences sexuelles est très élevé, même à l’intérieur des camps.

Certains enfants, devenus orphelins, ont trouvé refuge à l’Eglise Don Bosco, dans l’attente d’être placés dans des foyers mais cela ne concerne que quelques dizaines d’entre eux. La plupart des enfants n’a en effet aucun toit et constitue ainsi une proie facile d’atteinte.

Par ailleurs, de nombreux mineurs sont recrutés parmi les groupes armés. La fermeture des écoles facilite l’enrôlement des mineurs auprès des combattants, que ce soit des groupes rebelles ou des milices pro-gouvernementales.

Violation grave du droit humanitaire international

Le tableau actuel en RCA est l’exemple même de la violation du droit humanitaire international, qui interdit, entre autres, l’attaque aux civils ainsi que la destruction des biens indispensables et le non respect du libre passage des articles de secours et de l’assistance à la survie des civils.

Le déplacement interne est déjà en soi une conséquence de la violation de ce droit puisque les civils prennent la fuite à cause des belligérants qui ne respectent pas leur protection. Ces derniers mois, la minorité musulmane paye particulièrement les effets de la crise même s’il ne faut pas oublier que tous les groupes sont de plus en plus touchés, à des degrés divergents.

Tandis que, actuellement, plusieurs personnes de la communauté musulmane quittent la capitale, Bangui, pour se rendre au Nord du pays, différents acteurs de l’humanitaire restent sur place. Parmi eux, l’UNICEF, le HCR, le Programme Alimentaire Mondial mais aussi Danish Refugee Council, Médecins sans frontières et Village d’enfants SOS.

Nous rejoignons la communauté internationale et appelons le gouvernement, les autorités religieuses ainsi que la société civile à œuvrer pour la paix.

Article écrit par : Asli Kaya

 

Pour un aperçu détaillé de la situation :

1-        http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/republique_centrafricaine_conflit_fev_2014.pdf

2-        http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/13/chronologue-guerre-crise-centrafrique_n_4029289.html

3-        http://www.msf-azg.be/fr/dossier/violence-et-instabilite-politique-en-republique-centrafricaine

4-        http://www.irenees.net/bdf_fiche-analyse-1011_fr.html

 

Sources :

1-        UNHCR

2-        UNICEF

3-        Agence Centrafrique Presse : http://www.acap-cf.info/Le-Representant-de-l-Unicef-Bangui-M-Souleymane-Diabate-deplore-les-attaques-contre-les-enfants_a5725.html

4-        CICR

5-        Médecins sans frontières

6-        RFI

[1] Contrairement aux réfugiés, les déplacés internes ne franchissent aucune frontière internationale. Ils sont contraints à quitter leur foyer tout en restant dans leur pays.

Publié dans Droits Humains | Commentaires fermés

Témoignage de stage – Marlène Joris

photo Marlène JorisEn intégrant l’équipe d’HUMANIUM, j’ai immédiatement compris que le travail serait à la hauteur de mes attentes. Et, j’avais raison.

De la gestion des bénévoles à la gestion des projets, en passant par l’appui au développement de l’organisation, les activités dont je me suis occupée n’auraient pu être plus variées et passionnantes.

Le travail en ligne m’a en plus permis d’être autonome dans l’organisation de mon temps. Une liberté bien appréciée, qui m’a fait oublier que les imprévus de la vie quotidienne étaient synonymes de stress !

A cela s’ajoute, le plaisir de travailler main dans la main avec une équipe formidable. La bonne humeur et la motivation se ressentent au travers des écrans d’ordinateurs, et la distance physique n’a jamais eu de prise sur notre complicité et l’esprit d’équipe.

Le tout forme la recette idéale pour une expérience enrichissante, qui en vaut la peine.

Ecrit par : Marlène Joris
Relu par : Virginie MARTINS de NOBREGA
Publié dans Vie de l'Association | Marqué avec , , , | Commentaires fermés