Turquie: Le projet de création d’une bibliothèque réalisé avec succès

Selon la définition établie par l’Observation générale n ° 13 du Comité des Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels, le droit à l’éducation est un droit fondamental ainsi qu’un moyen indispensable pour la réalisation des autres droits de l’homme.

L’éducation en tant que droit à l’autonomisation est le principal outil qui peut permettre aux adultes et aux enfants économiquement et socialement marginalisés, de sortir de la pauvreté et d’obtenir les moyens de participer pleinement à la vie de leurs communautés. Elle leur permet également une forme de protection contre l’exploitation par le travail, ainsi que contre l’exploitation sexuelle. Ce droit à l’éducation permet aussi de promouvoir les droits humains et la démocratie, la protection de l’environnement et la croissance économique.

L’éducation est de plus en plus reconnue comme étant l’un des meilleurs investissements financiers que les États puissent réaliser.

Le rôle d’Humanium est de promouvoir et renforcer les droits de l’enfant, sur ​​le plan international, et en particulier dans les pays où les enfants espèrent toujours voir se réaliser l’application de leurs droits. C’est dans ce contexte qu’Humanium et l’organisation Human Resource Development Foundation ont décidé d’entamer une collaboration pour mettre en place une bibliothèque afin de sensibiliser et d’élever la vie intellectuelle et culturelle de l’enfant.

Humanium a souhaité s’investir dans ce projet dans la mesure où la Turquie est un pays qui accueille beaucoup d’enfants refugiés. La Turquie est en effet à la frontière entre l’Afrique et l’Europe. Or, après le printemps arabe beaucoup d’enfants ont souffert dans de nombreux pays comme en Syrie, au Liban, en Libye, ou encore en Iran et en Afghanistan. Par exemple en Syrie, plus de 4000 écoles ont été détruites totalement ou en partie.

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La bibliothèque se situe dans le centre d’Istanbul. Facile d’accès pour un grand nombre d’enfants, elle dispose de beaucoup de livres complets traitant de divers sujets et domaines. Les enfants peuvent y trouver des livres dans plusieurs langues telles que l’anglais, l’arabe, le français, le turc et le persan ceci, afin d’en garantir l’accès au plus grand nombre d’enfants de pays et de langues différentes.

Le droit à l’éducation est l’un des droits fondamentaux de l’enfant, nous nous devons donc de protéger ce droit. Devant l’afflux généreux de dons provenant du monde entier, Humanium et l’organisation Human Resource Development Foundation ont mis la touche finale à cette bibliothèque.

L’idée d’une bibliothèque est un peu différente du reste des projets soutenus par Humanium, car ce projet ne se contente pas seulement d’aider les enfants en bas âge, mais aussi, des adolescents de 16 ans et 17 ans.

Les conditions difficiles vécues par les enfants après l’exil et l’asile en raison de nombreux facteurs comme la guerre ou l’immigration, peuvent conduire à l’émergence d’une génération d’enfants souffrant d’analphabétisme. C’est une violation grave du droit à l’éducation.

Par vos dons, une meilleure application du droit à l’éducation aide les enfants à trouver la joie et le bonheur dans la lecture, et leur permet d’échapper à un environnement quotidien parfois loin d’être idéal.

Nous souhaitons donc vous remercier pour vos propres efforts réalisés de votre côté par vos dons et vos encouragements. Nous souhaitons également remercier l’organisation Human Resource Development Foundation, pour sa coopération dans le domaine de la protection des droits de l’enfant et espérons de tout cœur pouvoir agrandir la bibliothèque dès que possible.

 

Ecrit par : Osama Rihan

Relu par : Morgan Daget

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Responsabilité internationale pénale des enfants soldats

Les enfants soldats sont amenés à commettre des crimes internationaux, ce qui sur le plan juridique ne reste pas sans conséquences. Les responsables de crimes internationaux doivent être condamnés mais qu’en est-il de la culpabilité des enfants soldats en droit international pénal ?

ONU - ES.AFP: Jose CENDON

Beaucoup d’enfants sont victimes des conflits armés, non seulement en tant que civils mais également en tant que soldats. Au vu du nombre croissant d’enfants impliqués dans des conflits armés, des normes juridiques sont apparues pour les protéger et encadrer leur participation. Malgré ces efforts, les textes de droit n’encadrent pas clairement la reconnaissance de culpabilité des enfants soldats.

Lorsque les enfants deviennent soldats, par choix ou non, ils subissent le plus souvent de mauvais traitements de la part des recruteurs. Ils sont régulièrement violentés, drogués, etc. dans le but d’altérer leur capacité de discernement au moment de commettre un crime. De plus, l’âge de la responsabilité pénale internationale n’est pas clairement défini, ce qui laisse une marge d’interprétation aux pays et tribunaux. Or, la Déclaration des droits de l’enfant de 1959 reconnait mondialement le manque de maturité et de développement personnel des enfants.

C’est donc dans un flou total que les tribunaux doivent exercer leur fonction et juger les responsables de crimes internationaux. C’est ainsi qu’il existe de grandes différences. Par exemple, le Cour Pénale Internationale (CPI) n’est pas compétent pour juger des enfants. Le statut du Tribunal Spécial pour la Sierra Leone (compétent pour juger les crimes commis lors de la « guerre de diamant »), quant à lui, est compétent pour juger des enfants âgés entre 15 et 18 ans au moment des faits. Il ressort donc par ces deux exemples, que la responsabilité des enfants soldats ayant commis des crimes de droit international diffère selon les tribunaux.

Malgré les moyens déployés à travers le monde pour éradiquer le phénomène des enfants soldats, il reste encore des efforts à fournir.

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Journée Internationale de la Fille

Depuis 2012, le 11 octobre a été choisi pour célébrer la Journée Internationale de la Fille. Pourquoi ? Pour faire évoluer les conditions de vie générales spécifiques aux filles.

Situation internationale
girlsDans le monde, une adolescente sur cinq se voit privée d’éducation à cause de sa réalité quotidienne faite de pauvreté, de conflit et de discrimination. En Afghanistan, les filles ont le droit d’avoir une éducation, oui, mais elles doivent continuellement affronter de dangereux obstacles posés par de virulentes attaques de militants, par le manque d’enseignants et d’installations adéquates, et même par leurs parents réticents à rompre avec la tradition qui dit que « les filles doivent rester à la maison ».

De même, le taux élevé de mariage des enfants dans les pays tels que le Niger, le Tchad et le Mali implique que de nombreuses filles ne peuvent pas du tout aller à l ‘école ou qu’elles sont forcées d’abandonner leur scolarité très jeunes. Le mariage des enfants est une pratique très néfaste privant d’avenir les jeunes filles et pouvant leur causer de graves problèmes de santé. Les jeunes épouses sont aussi très souvent victimes de violences conjugales et de rapports sexuels forcés.

Une autre forme de violence sexiste a même lieu avant la naissance par l’avortement sélectif. Ces infanticides féminins se pratiquent dès qu’on peut déterminer le sexe de l’enfant. En Inde, où les fils sont plus valorisés que les filles, le recensement national a révélé un déclin dramatique du nombre de fillettes de moins de sept ans.
Du côté des pays développés, environ un tiers des adolescentes américaines sont victimes de violences physiques, psychologiques ou verbales venant de leur partenaire. Pire encore, une « culture du viol » s’est développée. Elle normalise, banalise et va jusqu’à érotiser la violence masculine envers les femmes. La « culture du viol » développe aussi la notion de culpabilisation des victimes : les filles sont condamnées pour leur tenue vestimentaire au moment de l’agression ou bien on cherche à savoir si elles n’avaient pas trop bu lors d’une soirée où elles ont été violées. Au final, la société excuse le viol.

Quelles actions pour améliorer la situation ?
Côté éducation, le droit pour les filles de recevoir une instruction a été mis sur le devant de la scène internationale grâce à Malala Yousafzi, jeune pakistanaise blessée par les Talibans suite à son plaidoyer sur cette question. A présent, le message de Malala dépasse largement les frontières du Pakistan, et elle parle pour les millions de filles privées d’éducation dans le monde.

Dans les pays développés, un combat ouvert est mené contre la “culture du viol” sous forme d’une marche annuelle à Washington (USA). Appelée “SlutWalk” – littéralement “la Marche des Salopes”- cette manifestation a pour but de protester contre l’explication ou l’excuse du viol en référence à tout aspect de l’apparence d’une femme. Initiée en 2011 à Toronto (Canada), la “SlutWalk” est devenue par la suite un mouvement de rassemblements à travers plus de 250 villes aux USA, en France, en Suisse, en Espagne, en Italie, au Maroc…

Ecrit par : Kay Currey
Traduit par : Théa Gafuri-Vasseur
Relu par : Morgane Daguet
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