Enfants de Antigua-et-Barbuda

Enfants de Antigua et Barbuda

Concrétiser les Droits de l’Enfant à Antigua et Barbuda

 

Antigua-et-Barbuda, petit pays composé de deux îles, a fait de nombreux efforts dans la protection des droits des enfants. Toutefois, sa situation reste difficile dans de nombreux domaines, comme l’éducation ou la justice.

  ANTIGUA-ET-BARBUDA

Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant: 8,05 / 10
Niveau orange : Problèmes sensibles

Population : 93,6 mille
Pop. de 0 à 14 ans : 25,8 %

Espérance de vie : 76 ans
Mortalité des moins de 5 ans : 6 ‰

Principaux problèmes rencontrés par les enfants à Antigua-et-Barbuda :

Éducation

Même si de nombreux efforts ont été faits, comme le don gratuit de manuels scolaires ou d’uniformes, l’accès à l’éducation reste très inégalitaire à Antigua-et-Barbuda. Le pays ne dispose pas d’assez d’écoles et celles qui existent sont surpeuplées scolairement. On constate que de nombreux garçons quittent l’école.

L’autre problème en matière d’éducation concerne l’éducation supérieure : la plupart des établissements sont payants et peu d’enfants sont en mesure de suivre leurs études. De plus, des examens conditionnent l’entrée dans les écoles gratuites, ce qui rend leur accès également difficile.

Il serait donc maintenant nécessaire qu’Antigua-et-Barbuda poursuive ses efforts pour l’accès à l’éducation pour tous, en favorisant la gratuité de l’école.

Châtiments corporels

Une loi sur les châtiments corporels existe toujours dans ces îles et elle autorise la punition physique des enfants aussi bien dans leur famille que dans des lieux plus officiels, comme l’école. La loi sur l’éducation de 1973, toujours en vigueur, prévoit clairement le recours à de telles violences dans le cadre de l’école.

De telles violences sont en opposition à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Les Nations-Unies ont donc depuis 2004 conseillé à Antigua-et-Barbuda de mettre fin aux lois autorisant toute forme de violence envers les enfants.

Justice pour mineurs

Le système actuel de justice pour les mineurs à Antigua-et-Barbuda est explicitement contraire aux dispositions internationales.

Tout enfant de 8 ans peut en effet être appelé devant une cour et risque les mêmes peines qu’un adulte. Ainsi, un mineur (un individu âgé de moins de 16 ans) peut recevoir les mêmes sanctions qu’un adulte s’il est jugé pour un crime. De cette façon, il se peut que des personnes de moins de 18 ans soient emprisonnées à vie pour un meurtre.

Une fois les mineurs jugés, ceux-ci ne disposent pas de conditions de rétention particulières : ils sont enfermés dans les mêmes prisons et départements que les adultes, ce qui est là aussi contraire à la convention.

Discrimination

Les enfants d’Antigua-et-Barbuda sont également confrontés à certaines discriminations. Même si les discriminations sont expressément interdites par la loi, il existe encore des différences de traitement et certains enfants continuent à subir des discriminations. Ainsi, les filles, les enfants nés hors du mariage ou ceux vivant dans la pauvreté subissent des différences dans l’accès aux services de base.

Une autre source de discrimination vient du fait de l’absence de dispositifs matériels pour l’accueil d’enfants handicapés ; ainsi, ces enfants ne peuvent pas accéder aussi facilement que les autres à l’école ou à d’autres services administratifs.