Enfants du Maroc et du Sahara Occidental

Enfants du Maroc et du Sahara Occidental

Concrétiser les Droits de l’Enfant au Maroc et au Sahara Occidental

Le Maroc, durant ces dernières années, a réalisé de nombreux efforts pour les droits des enfants en particulier concernant l’éducation. Cependant, de nombreuses violations persistent : violences sexuelles, travail, mariage d’enfants…

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orangeIndice de Concrétisation des Droits de l’Enfant : 7,77 / 10
Niveau orange : Problèmes sensibles

Population: 32,9 millions
Pop.de 0 à 14 ans: 27,8 %

Espérance de vie: 70,9 ans
Mortalité des moins de 5 ans: 24 %

Principaux problèmes rencontrés par les enfants au Maroc et au Sahara Occidental :

Pauvreté

15% de la population marocaine vit en dessous du seuil de pauvreté (soit avec moins de 2 dollars par jour).

La pauvreté qui touche majoritairement les milieux ruraux, tend toutefois à diminuer grâce à l’action menée par le Royaume du Maroc.

Droit à la santé

Le taux de mortalité infantile des moins de 5 ans est de 38 ‰, ce qui est élevé. Il faut toutefois préciser que le Maroc réalise dans ce domaine des progrès importants afin de réduire ce chiffre.

Le Maroc doit donc aujourd’hui augmenter et améliorer ses structures sanitaires afin de permettre à tous les enfants d’avoir le droit à la vie.

Travail des enfants

Au Maroc, beaucoup de familles souffrent de conditions de vie difficiles et vivent dans la plus grande pauvreté. Victimes de cette pauvreté, les enfants sont alors contraints d’arrêter l’école et d’aller travailler.

Le travail des enfants touche encore 8% des jeunes entre 5 et 14 ans. Ce phénomène qui touche plus généralement les filles n’est donc pas encore éradiqué.

Les petites filles deviennent souvent des domestiques alors que les garçons quant à eux vendent des mouchoirs dans la rue ou cirent les chaussures. Ces enfants sont alors exploités dès leur plus jeune âge.

Ces enfants qui font l’objet d’une exploitation économique peuvent également subir des sévices sexuels, maltraitances ou encore des violences.

L’exploitation des enfants au Maroc fait l’objet d’un trafic qui est encore trop peu souvent réprimé par la loi. Toutefois il est nécessaire de noter que ces dernières années des avancées ont été réalisées sur le plan législatif afin d’aider ces enfants.

Éducation des enfants

Aujourd’hui seulement 88% des enfants marocains sont scolarisés alors que depuis 2002, l’école est obligatoire et gratuite pour tous les enfants de 6 à 15 ans.

Bien que l’école soit gratuite, les parents vivant dans la pauvreté ne peuvent payer les fournitures. Les familles pauvres sont parfois contraintes d’envoyer leurs enfants travailler afin qu’ils rapportent de l’argent à la maison. Cela explique qu’environ un enfant sur deux de plus de 10 ans est analphabète.

Des efforts ont été réalisés par le Maroc afin de permettre l’accès à l’éducation à tous les enfants. Ceux-ci doivent être conjugués avec ceux de la société civile marocaine pour rendre effectif l’objectif de scolarisation pour tous les marocains.

Enfants orphelins

Chaque année entre un et deux pour cent d’enfants sont abandonnés sur l’ensemble des naissances du pays. La grossesse en dehors du mariage est contraire aux traditions. Les mères célibataires, par crainte des répercussions, fuient souvent le domicile familial afin de cacher la grossesse puis abandonnent l’enfant.

Le Maroc ne dispose pas d’institutions permettant de recevoir la mère et l’enfant. Les mères n’ont donc pas de soutien affectif et financier ce qui les contraint à prendre des mesures désespérées : l’abandon de leur enfant.

L’UNICEF et la ligue Marocaine pour l’enfance ont récemment mis en place une nouvelle opération nommée « Prévenir l’abandon d’enfants » afin de résoudre ce problème.

Enfants migrants

Le Maroc est devenu depuis quelques années une terre de migration nécessaire avant d’accéder à l’Europe. Les villes du Maroc sont pour certaines devenues des résidences pour les hommes, femmes et enfants migrants.

Les conditions de déplacement des enfants migrants étant difficiles, ces derniers sont sujets à la malnutrition et à des problèmes de santé.  Bien souvent, leurs droits à l’accès aux services de santé, d’éducation ou encore de justice sont bafoués. Les enfants migrants qui ne sont pas accompagnés sont les plus vulnérables aux abus et à l’exploitation pendant leur détention.

Violences sexuelles

Les enfants marocains sont victimes d’abus sexuel. Ce phénomène de société qui ne cesse d’augmenter se propage dans toutes les principales villes du royaume. Un rapport de l’association « Touche pas à mon enfant  » de 2008 révèle que les enfants sont victimes de ces abus au sein de leur entourage proche c’est à dire par leurs parents, ou encore les amis de la famille.

Les enfants, vulnérables, font confiance à leur entourage proche. Dès lors, une telle agression traumatise l’enfant et l’affecte psychologiquement.

Il est d’autant plus choquant de préciser que les enfants de moins de 8 ans sont les plus touchés par ces sévices sexuels. Cette situation est dramatique pour eux puisqu’à leur âge, ils ne savent pas faire la distinction entre les comportements normaux et ceux à caractère sexuel.

Les filles comme les garçons sont victimes de ces abus qui peuvent s’illustrer par un harcèlement sexuel, la prostitution, le tourisme sexuel ou encore le viol. Le viol qui est le cas le plus extrême entraine des traumatismes émotionnels et peut également engendrer le risque d’une grossesse non désirée.

Un véritable changement des mentalités est nécessaire au Maroc, puisqu’aujourd’hui les sanctions infligées aux pédophiles sont trop laxistes. De plus, d’importants efforts de sensibilisation auprès de la population et de structurations des institutions sanitaires et légales devront être mis en place afin de diminuer les cas d’abus sexuels sur les enfants.

Mariage d’enfants

L’âge légal pour se marier au Maroc est de 18 ans et il n’est possible de marier deux mineurs qu’après avoir obtenu une autorisation préalable du juge. Toutefois, 16% des filles mineurs sont déjà mariées. Pour obtenir cette autorisation, certaines familles font pression sur leurs enfants, afin qu’ils consentent au mariage.

Ces mariages ont souvent des conséquences graves sur la santé des jeunes enfants qui ne comprennent pas encore les conséquences qu’entraine le mariage.