Enfants du Canada

Enfants du Canada

Concrétiser les Droits de l’Enfant au Canada

La situation des enfants au Canada est l’une des meilleures au monde. Cependant, elle ne bénéficie pas équitablement à tous les enfants canadiens. En effet, les enfants vivant dans les zones rurales et reculées ainsi que les enfants de groupes autochtones sont enclins à une plus grande inégalité. Ces enfants sont, plus que partout ailleurs au Canada, confrontés à la discrimination, la pauvreté et la violence.

 canada

Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant: 8.7 / 10
Niveau jaune : Situation plutôt bonne.

Population : 35,8 millions
Pop. de 0 à 14 ans : 15,7 %

Espérance de vie : 81,5 ans
Mortalité des moins de 5 ans : 4 ‰

Principaux problèmes rencontrés par les enfants au Canada:

Discrimination


Envers les enfants autochtones 

La discrimination envers les autochtones est reconnue. En effet, en 2008, des excuses publiques ont été faites par le gouvernement canadien pour le traitement subit par ces enfants dans les écoles résidentielles indiennes. De plus, depuis quelques années, le gouvernement consacre 10 milliards de $ à des programmes destinés à des populations autochtones. Enfin, le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre une loi sur l’éducation des Premières Nations au plus tard en septembre 2014. Cette loi viserait à mettre en place un système d’éducation plus vigoureux et responsable dans les réserves.

Envers les handicapés 

L’article 38-1 de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, stipule qu’ « est interdit de territoire pour motifs sanitaires, le ressortissant étranger dont l’état de santé risque d’entraîner un fardeau excessif pour les services sociaux ou de santé. » Cet article a notamment été utilisé dans la célèbre affaire Barlagne dans laquelle une fillette handicapée avait été expulsée du territoire canadien parce qu’elle constituait un « fardeau excessif » pour les services sociaux. Cette histoire eut tout de même une fin heureuse, puisque la fillette put finalement rester au Canada. Cependant, l’existence seule de cet article constitue ouvertement une discrimination à l’égard des enfants handicapés

Exploitation sexuelle

L’exploitation sexuelle des enfants est l’une des plus grandes préoccupations du pays. Selon des enquêtes menées dans cet État en 2003, dans environ 60 % des cas d’agression sexuelle signalés à la police et dans environ 20 % des cas d’agression physique, la victime était un enfant. Par ailleurs, internet est un autre facteur préoccupant pour la sécurité des enfants qui se voient de plus en plus traqués par des délinquants sexuels.

Si le Canada tente de mettre fin à ces exploitations, les auteurs de ces crimes restent pourtant bien cachés.

En 2012, un amendement du code pénal canadien a été publié pour prévenir l’exploitation sexuelle des enfants. La mise à disposition de matériel sexuellement explicite à un enfant ainsi que  l’utilisation des télécommunications à des fins sexuelles envers  un enfant constituent désormais des délits punis par la loi.

Maltraitance

La maltraitance envers les enfants pose un problème considérable au Canada. L’article 43 du Code criminel canadien prévoit que :

« Tout instituteur, père ou mère, ou toute personne qui remplace le père ou la mère, est fondé à employer la force pour corriger un élève ou un enfant, selon le cas, confié à ses soins, pourvu que la force ne dépasse pas la mesure raisonnable dans les circonstances. »

La notion de « mesure raisonnable » est floue et son interprétation peut nettement différer d’un individu à l’autre. La question de la constitutionnalité de cet article a bien souvent été soulevée. Cependant, le gouvernement n’a jamais envisagé de l’abroger. Pourtant, très soucieux du bien-être des enfants, le Canada montre ainsi une faiblesse juridique qui va à l’encontre des principes énoncés dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Législation relative aux enfants 

Un rapport du Sénat canadien, adopté en juin 2007, a révélé que le pays faisait peu à l’échelle nationale pour assurer l’application et le respect de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Les structures législatives et constitutionnelles de base sont insuffisantes pour assurer le respect des ces droits. La majorité des lois canadiennes ne prend pas en considération l’intérêt supérieur de l’enfant : peu de recours judiciaire sont prévus à cet effet.

De plus, ces lois sont différentes selon les provinces. Ainsi, par exemple, l’âge de scolarisation obligatoire ou celui de certaines protections accordées aux enfants varient selon les provinces. Enfin, le Canada n’accorde qu’un budget minime aux évaluations de la situation des enfants dans le pays, freinant ainsi l’amélioration de la protection de leurs droits.

Enfin, même si le Canada ne déploie pas d’enfants de moins de 18 ans dans les zones de conflits, celui-ci autorise le recrutement pour la formation à des enfants pouvant être âgés seulement de 16 ans (avec l’autorisation obligatoire des parents dans ce cas).

Evironnement

Avec 16,7 tonnes d’émission de CO2 par habitant et par an, le Canada est l’un des pays les plus pollueurs de la planète. L’impact  direct prive les enfants de leur droit de vivre et de grandir dans un environnement sain. Le Canada a donc de gros progrès à effectuer pour réduire son empreinte écologique.

Le Canada tourné vers l’avenir

Pauvreté

Le taux de ménages à bas revenu est tombé de 18,4% en 1996 à 8,1% en 2010. Par exemple, en 2009, 47’000 familles sont sorties du seuil de bas revenus. Malgré ces chiffres encourageants, il est à noter qu’entre 1995 et 2005, les inégalités au Canada ont augmenté davantage que dans les autres pays de l’OCDE. Cependant, le gouvernement souligne dans le même temps, une amélioration de la mobilité sociale. Les enfants canadiens auraient plus de chances d’améliorer leur situation socioéconomique par rapport à leurs aînés grâce aux mesures instaurées pour améliorer l’éducation et lutter contre la pauvreté.

Santé

Un comité de santé mentale ainsi qu’un plan de lutte contre l’obésité ont récemment été créés.  De plus, depuis 2010 un plan quinquennal de prévention du suicide chez les jeunes autochtones a été mis en place.