Enfants de Géorgie

Concrétiser les droits de l’enfant en Géorgie

Depuis la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1994, la Géorgie a adopté d’autres politiques nationales et a adhéré aux accords internationaux pour créer un cadre visant à améliorer les droits de l’enfant. Cependant, des difficultés subsistent quant à la mise en œuvre de la législation, en particulier dans les communautés vulnérables. Alors que le pays a effectué de nombreuses avancées éducatives et sanitaires, des défis comme la pauvreté, la discrimination, le mariage infantile, et l’accès aux services de base demeurent.

Population : 3,7 millions

Population de 0 à 14 ans : 19,2%

Espérance de vie : 73,5 ans

Mortalité des moins de 5 ans : 8,1‰

La Géorgie en un clin d’œil

La Géorgie est située sur la côte est de la Mer Noire et borde la Russie au nord, l’Azerbaïdjan au sud-est, l’Arménie au sud, et la Turquie au sud-ouest. Sa position stratégique en a fait de tout temps un carrefour de cultures, d’empires, et de routes commerciales, qui ont contribué au mélange unique des traditions et des influences qui ont façonné l’identité du pays.

Durant son histoire, la Géorgie a subi des transformations politiques et sociales majeures. La Géorgie a été annexée par l’Empire russe, ce qui a affecté l’identité administrative et culturelle du pays (Britannica, 2025). Durant l’ère soviétique, la Géorgie a vécu la Répression mais également le développement industriel. Son identité nationale était en grande partie réprimée, pourtant elle a toujours réussi à survivre à travers la culture locale et les traditions. 

Le pays a obtenu son indépendance en 1991, après la dissolution de l’Union Soviétique, et a connu une période post-indépendance turbulente marquée par les conflits civils, l’instabilité économique, et les réformes politiques. La pacifique Révolution des Roses de 2003 a été un tournant, menant à une nouvelle vague de réformes démocratiques et des politiques pro-occidentales, ce qui continue d’impacter le paysage politique aujourd’hui (BBC News, 2019).

Durant ces dix dernières années, le Géorgie a également mis en place des réformes économiques importantes, ce qui améliore son classement mondial dans les domaines du business et de la gouvernance, et attire ainsi plus d’investissements. Pourtant, elle fait toujours face à de nombreux défis comme le vieillissement de la population, la baisse de productivité, et un nombre limité d’emplois de qualité (Global Finance, 2024).

Concernant son aspect démographique, la Géorgie est un pays assez diversifié. L’ethnicité géorgienne constitue environ 83 à 86% de la population totale. Cependant, les Géorgiens sont plutôt répartis en plusieurs sous-groupes régionaux. De plus, il existe plusieurs minorités ethniques, les Arméniens et les Azéris étant les groupes de minorités les plus importants (Omnes, 2024).

Statut des droits de l’enfant [1]

La Géorgie s’est engagée à protéger les droits de l’enfant en ratifiant les accords internationaux majeurs, dont les Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies (CDE) en 1994 (United Nations Treaty Collection, n.d.). La Convention de Lanzarote, qui décrète la criminalisation de toutes sortes d’infractions sexuelles contre les enfants, a été ratifiée par la Géorgie en 2014 (United Nations Treaty Collection, n.d.).

En 2024, la Géorgie a ratifié la Convention du 23 novembre 2007 sur le Recouvrement international des pensions alimentaires pour enfants et autres formes d’entretien familial, ainsi que le protocole du 23 novembre 2007 relatif à la Loi applicable aux obligations alimentaires, destinée à instaurer une coopération judiciaire et administrative internationale en matière de recouvrement des pensions alimentaires et autres formes d’obligations familiales (HCCH, 2024).

A l’échelle nationale, la Géorgie a décrété une série de lois visant à soutenir les droits de l’enfant, notamment le Code des droits de l’enfant, adopté en 2019. Cet instrument juridique vise à garantir le bien-être des enfants en soutenant la mise en œuvre effective de la Constitution de Géorgie, de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et de ses protocoles facultatifs, ainsi que d’autres traités internationaux ratifiés par la Géorgie (Réforme législative sur les droits de l’enfant, s.d.). Une autre loi nationale majeure est la loi sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination, adoptée en 2014, qui vise à renforcer le cadre législatif en matière de promotion des droits des minorités (Council of Europe Office in Georgia, 2019).

Malgré le cadre juridique existant, des défis persistent dans la pratique. La discrimination et les mariages précoces restent des préoccupations importantes, tout comme la pauvreté, qui a un impact non négligeable sur l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux services sociaux (United Nations, 2024).

Répondre aux besoins des enfants 

Droit à l’éducation

La Constitution de Géorgie garantit le droit à l’éducation et la liberté académique. Le système éducatif classique (du CP à la Terminale) est obligatoire et entièrement financé par l’Etat pour tous les enfants, selon les procédures établies par la loi (Eurydice, 2025). Les statistiques révèlent un taux de réussite de 100% pour l’enseignement primaire, quel que soit le statut socio-économique des enfants. Cependant, dans le premier cycle de l’éducation secondaire, de petites différences liées à l’ethnicité des enfants apparaissent.

Tandis que 100% des enfants géorgiens atteignent ce niveau d’éducation, seuls 98% des enfants Azéris y parviennent (Unicef, 2020). Le cycle supérieur de l’enseignement secondaire représente un goulot d’étranglement critique. En Géorgie, 66% des enfants achèvent leurs études secondaires supérieures. Les taux de réussite sont plus élevés chez les enfants issus de familles aisées et ceux vivant dans des zones métropolitaines.

Les plus grandes disparités sont liées à l’ethnicité et au niveau de revenus : les enfants les plus aisés ont deux fois plus de chances d’achever leurs études secondaires supérieures que les plus pauvres. Parmi les minorités ethniques, les Azéris possèdent un taux de réussite particulièrement faible (33%), tandis que celui des enfants de Géorgie atteint 69% (Unicef, 2020).

Une autre préoccupation est la qualité de l’éducation. D’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et les résultats du PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), environ 30% des enfants géorgiens atteignent au moins le niveau 2 en mathématiques, en lecture, et en science, tandis que la moyenne de l’OCDE se situe autour de 70% (OECD, 2022). Cet écart reflète le besoin important d’améliorations afin d’assurer la pleine réalisation du droit à l’éducation.

Droit à la santé

En 2013, le gouvernement de Géorgie a mis en place un système d’assurance santé universel couvrant tous les habitants du pays sauf ceux qui ont un revenu annuel supérieur ou égal à 40 000 GEL (environ 15 000 USD comme en 2025). Ce système prend en charge partiellement les soins ambulatoires et hospitaliers, urgents ou programmés, avec des plafonds du montant maximum pour certains services, dont les opérations planifiées.

De nombreux médicaments sont également pris en charge partiellement ou entièrement par cette assurance. Le contenu de la couverture diffère selon les âges et le niveau du revenu des familles, les enfants de moins de six ans bénéficiant des prises en charge les plus avantageuses (National Statistics Office of Georgia, 2023).

Cependant, il existe des différences entre les enfants issus de milieux défavorisés et les autres enfants. Selon une enquête menée par l’Office national des statistiques de Géorgie entre juillet et septembre 2022, près d’un quart des enfants défavorisés (24,2%) ont manqué au moins un traitement essentiel, contre 4,6% des enfants non défavorisés, au cours des douze mois précédant l’enquête. Des différences existent également entre les enfants présentant des difficultés fonctionnelles et les autres : 41,5% des enfants présentant des difficultés fonctionnelles n’ont pas reçu au moins un traitement essentiel durant la période considérée, contre 11% des enfants sans difficultés fonctionnelles (National Statistics Office of Georgia, 2023).

Concernant les risques de santé spécifiques, la malnutrition reste un défi majeur. Selon l’indice de la faim dans le monde, 4,0% de la population est sous-alimentée, avec 5,1% des enfants de moins de cinq ans qui souffrent de retard de croissance (Global Hunger Index, 2024).

Un autre problème est l’intoxication au plomb, qui peut mener à des lésions au cerveau et à d’autres organes. En 2018, 41% des enfants de Géorgie présentaient des niveaux élevés de plomb dans le sang. Pour remédier à cela, le gouvernement de Géorgie a renforcé ses capacités institutionnelles, ses laboratoires et ses systèmes de surveillance, ses services de première ligne, et son cadre réglementaire (Unicef, 2023).

En 2017, la Géorgie a mis en place une stratégie à long terme pour la santé maternelle et néonatale (2017 – 2030) et un plan d’action à court terme (2017 – 2019) pour améliorer les soins maternels et néonataux. Le pays a également lancé une initiative de santé périnatale pour assurer des services de qualité pour les mères et les enfants, contribuant au progrès dans la réduction de la mortalité infantile et maternelle (OMS, 2017). Cela a permis de réduire le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans pour se situer entre 8‰ et 9‰. Bien que cela ne soit pas particulièrement bas comparé à d’autres pays, c’est un avancement drastique comparé au taux de 36‰ enregistrés en 2000 (World Bank, 2023).

Droit à l’eau

Des évaluations sur le terrain menées à travers la Géorgie, notamment dans les zones rurales, ont mis en évidence des problèmes tels que l’accès insuffisant à l’eau, des disparités dans la quantité d’eau disponible entre les localités et au sein même de celles-ci, ainsi que l’éloignement des points d’eau. Les problèmes d’infrastructure, comme le mauvais entretien des routes et l’absence de réseaux d’adduction d’eau complets, aggravent ces difficultés, en particulier pour les populations vulnérables.

De plus, la qualité et la sécurité de l’eau demeurent souvent incertaines en raison d’un suivi insuffisant et d’un manque d’informations transparentes, laissant les habitants dans l’ignorance quant à la sécurité de l’eau et démunis face aux éventuelles coupures (Public Defender of Georgia, 2025).

Dans les zones rurales, seul un petit nombre de villages possèdent un approvisionnement en eau en continu, avec une grande partie des communautés se reposant sur les livraisons régulières ou différentes sources comme l’eau de pluie, la neige, ou l’eau de rivière en cas de pénuries. Même si la facturation de l’eau est rare, les résidents payent différents coûts liés au transport, à l’achat d’eau, ou au raccordement aux réseaux d’eau limités. Malgré quelques progrès effectués dans ce domaine, les lacunes existantes en termes d’infrastructure, de partage d’informations, et de gestion nécessitent des efforts considérables pour garantir à tous, surtout aux enfants, un accès sûr et en quantité suffisante à l’eau (Public Defender of Georgia, 2025).

Facteurs de risques → Enjeux spécifiques au pays

Violence contre les enfants

Le Code relatif aux droits des enfants, adopté en 2019, interdit explicitement toute forme de punition corporelle quel que soit le lieu, y compris le domicile. Pourtant, la punition corporelle et la violence verbale restent des méthodes disciplinaires toujours présentes en Géorgie (End Corporal Punishment, 2019).

Les résultats de l’étude par grappes à indicateurs multiples menée en Géorgie en 2020 montrent que, dans le mois précédent cette étude, 70% des enfants âgés de 1 à 14 ans en Géorgie ont été soumis à au moins une forme de discipline violente. Parmi ces enfants, 66% ont subi des agressions psychologiques, comme les cris ou la violence verbale, tandis que près de 31% d’entre eux ont subi des châtiments corporels (Unicef, 2020).

Des formes sévères de châtiments corporels ont touché environ 5% des enfants, en mettant en lumière la prévalence de pratiques disciplinaires sévères. Malgré cela, près de 90% des enfants ont également été soumis à des méthodes disciplinaires non-violentes. Pourtant, la majorité des parents utilisent ces méthodes en même temps que des formes violentes de discipline, plutôt que l’emploi exclusif d’approches non-violentes (Unicef, 2020).

Seuls 28% des enfants ont été éduqués uniquement à travers des moyens non-violents, ce qui indique que les méthodes violentes restent répandues. Un regard attentif sur les méthodes disciplinaires révèle que plus de la moitié des parents crient sur leurs enfants, et près de 20% d’entre eux les frappent ou les giflent. Les données suggèrent que les disciplines violentes restent profondément ancrées dans les pratiques parentales, impactant une proportion considérable d’enfants et soulevant des problèmes d’éducation concernant le bien-être global et la protection des droits de l’enfant (Unicef, 2020).

Enfants déplacés

Le déplacement d’enfants en Géorgie est principalement lié aux conflits de longue durée dans les régions d’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, qui ont engendré des déplacements internes importants depuis le début des années 1990. A la fin 2024, le pays comptait 299 172 personnes déplacées, dont de nombreux enfants. De plus, la Géorgie a accueilli 31 029 réfugiés enregistrés, principalement d’Irak, d’Iran, et d’Ukraine, parmi lesquels des enfants vulnérables ayant besoin d’aide (UNHCR, 2024).

Les enfants déplacés et leurs familles font face à des problèmes de logement persistants, comme des conditions de vie inadéquates, le manque d’assainissement, et des habitations précaires. Plusieurs d’entre eux dépendent d’une aide publique minimale de 45 GEL (environ 17 USD en 2025) par mois, insuffisante pour couvrir leurs besoins essentiels. Le chômage parmi les personnes déplacées atteint un niveau alarmant : plus de 70% d’entre elles sont sans emploi faute de moyens de transport, de compétences et d’accès à des emplois convenables, notamment en milieu rural.

Ces facteurs mènent à des niveaux élevés de pauvreté, qui sont particulièrement difficiles pour les enfants. De plus, il existe des difficultés d’accès aux services sociaux, aux soins de santé, et aux emplois stables, tandis que les déplacements à long terme ont mené à la stigmatisation sociale, aux préjugés sur leur statut légal, et une aide insuffisante à l’intégration (Estonian Refugee Council, 2024).

Les familles déplacées affrontent également des difficultés liées aux restrictions de circulation aux frontières administratives en Abkhazie et en Ossétie du Sud, contrôlées par des autorités de facto aidées par la Russie. Ces restrictions incluent un accès limité aux ponts de partage, à des fermetures fréquentes, et à la surveillance par les douaniers, ce qui entrave leur capacité à voyager librement, à avoir accès à des services essentiels, à se reconnecter aux membres de leur famille, et à subvenir à leurs besoins. Ces restrictions limitent non seulement leurs déplacements mais compromettent également les efforts visant à faciliter le retour volontaire et la réintégration locale (United Nations General Assembly, 2025).

Pauvreté

La pauvreté des enfants de Géorgie a été un défi persistant avec des conséquences néfastes sur le développement et les perspectives d’avenir des enfants. Il est nécessaire de développer des efforts importants dans ce domaine. Des données récentes indiquent qu’en 2023, 11,8% de la population globale en Géorgie vivait en-dessous du seuil de pauvreté (ADB, 2025). Malgré les efforts déployés, les enfants issus de ménages pauvres continuent à faire face aux difficultés d’accès aux services essentiels comme l’éducation, les soins et la nutrition de qualité. 

D’après l’enquête par grappes à indicateurs multiples de 2019, seulement la moitié des enfants de Géorgie âgés de 6 à 23 mois avaient accès à au moins cinq des huit groupes alimentaires recommandés pour leur âge. De plus, 66% de ces enfants recevaient la quantité minimale nécessaire d’aliments solides ou mous adaptés à leur âge, mais seulement 27% avaient accès à une alimentation répondant aux exigences minimales de diversité alimentaire et de fréquence des repas (PHR, 2019).

Heureusement, on observe une tendance à la baisse du taux de pauvreté. Le pourcentage de la population géorgienne vivant sous le seuil de pauvreté national a diminué de manière considérable, en passant de 21,7% en 2019 à 11,8% en 2023 (ADB, 2025). Les organisations internationales et le gouvernement géorgien ont mis en œuvre des programmes sociaux visant à réduire les inégalités économiques et à soutenir les familles vulnérables. À titre d’exemple positif de ces efforts, en 2019, le gouvernement géorgien a augmenté la valeur des bons alimentaires qui passent de 3,5 USD à 18,5 USD et a également introduit une aide non monétaire (ADB, 2025).

Discrimination

La Géorgie a effectué des progrès législatifs remarquables ces dernières années en matière de promotion des droits des minorités nationales, notamment par l’adoption de lois contre les discriminations et des efforts visant à promouvoir la diversité. Cependant, des problèmes importants persistent quant à la mise en œuvre concrète et à l’efficacité de la protection des droits des minorités.

Le manque de données structurées, particulièrement en ce qui concerne les minorités ethniques, religieuses et linguistiques, freine l’élaboration de politiques ciblées et compromet les efforts d’inclusion sociale. Des problèmes tels que la discrimination à l’encontre des minorités religieuses et la politisation des questions relatives aux minorités alimentent la méfiance et rendent la création d’un climat de tolérance et de respect véritables encore plus difficile (Council of Europe Office in Georgia, 2019).

Par ailleurs, les défis sociétaux vont au-delà des réformes juridiques et englobent l’éducation, la cohésion sociale et les discours haineux. Les efforts visant à promouvoir les langues minoritaires et à garantir leur intégration dans la vie publique sont encore insuffisants, avec des obstacles persistants tels que le manque de matériel pédagogique adapté et le manque d’enseignants formés dans ces langues.

Les actes d’intolérance religieuse, les discours haineux, en particulier en ligne, et les agressions physiques contre les étudiants indiquent qu’il est urgent de prendre des mesures plus efficaces pour lutter contre la xénophobie. Pour aller de l’avant, la Géorgie doit donner la priorité à la collecte de données précises, à la mise en œuvre transparente des politiques et à des campagnes de sensibilisation ciblées, associées à une application stricte de la législation anti-discrimination, afin de respecter véritablement ses engagements en matière de diversité et de droits des minorités (Council of Europe Office in Georgia, 2019).

Mariage infantile

L’âge minimum pour se marier est de dix-huit ans en Géorgie. Pourtant, la Géorgie figure parmi les pays d’Europe où le taux de mariage des enfants est le plus élevé. Les données montrent que 14% des filles en Géorgie sont mariées avant l’âge de dix-huit ans, et 1% avant l’âge de quinze ans.

Il est difficile de recenser les cas de mariages précoces, car de nombreuses familles évitent l’enregistrement officiel jusqu’à ce que la fille atteigne l’âge légal et, souvent, ces mariages sont célébrés dans des églises ou des mosquées rurales, où les couples sont considérés comme mariés sur une base culturelle ou religieuse plutôt que légale (Khalilov, 2019).

Une étude menée en 2017 par ONU Femmes à Kvemo Kartli, une région caractérisée par une forte présence de minorités ethniques telles que les Azerbaïdjanais, les Arméniens et les Russes, a montré que les mariages précoces sont fréquents dans ces communautés. Les recherches ont révélé que 32% des femmes issues de minorités ethniques qui étaient mariées s’étaient unies par les liens du mariage ou du concubinage avant l’âge de dix-huit ans.

Il est à noter que 5% de ces femmes se sont mariées entre treize et quatorze ans, et 16% entre quinze et seize ans (Khalilov, 2019). Ces résultats soulignent l’urgence cruciale de lutter contre les mariages précoces dans les communautés ethniques minoritaires afin de protéger les droits des enfants et de garantir à toutes les filles en Géorgie la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel en toute sécurité.

Écrit par Zeljka Mazinjanin

Relu par Aditi Partha

Traduit par Ruthy Gbogbu

Relu par Ania Beznia

Actualisé le 4 septembre 2025

Références : 

ADB (2025), 2025 Basic Statistics. Retrieved from ADB, available at https://www.adb.org/sites/default/files/publication/1047776/basic-statistics-2025.pdf, accessed on August 21, 2025.

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[1]  Cet article ne prétend en aucun cas donner un compte-rendu complet ou représentatif du droit des enfants en Géorgie ; en effet, l’un des plus grands défis est la faible quantité d’informations sur les enfants en Géorgie, beaucoup d’entre elles étant peu fiables, non-représentatives, obsolètes, ou simplement inexistantes.