Enfant de Trinité-et-Tobago

Enfants de Trinité-et-Tobago

Concrétiser les Droits de l’Enfant à Trinité-et-Tobago

Etat des Caraïbes, Trinité et Tobago est une ancienne colonie espagnole puis britannique qui obtint son indépendance en 1962. Aussi pouvons-nous reconnaître certaines similitudes entre le système britannique et celui de ce pays. Malgré un espoir de croissance économique via les exportations de pétrole et de gaz, Trinité et Tobago connaît une dégradation de ses conditions sociales aboutissant petit à petit à la pauvreté.

  TRINITE-ET-TOBAGO

Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant7,88 / 10
Niveau orange : Problèmes sensibles

Population : 1,3 millions
Pop. de 0 à 14 ans : 19,5 %

Espérance de vie : 69,9 ans
Mortalité des moins de 5 ans :  18‰

Principaux problèmes rencontrés par les enfants à Trinité-et-Tobago:

Pauvreté

De par une croissance dans le secteur de l’énergie (pétrole et gaz), Trinité et Tobago a connu depuis 1994 une forte croissance. Néanmoins, la pauvreté est toujours présente puisqu’ en 2005, 26% de la population vivait avec moins de $2.75 par jour.

Droit à l’éducation

L’école est obligatoire et gratuite à Trinité et Tobago à partir de l’âge de 5 ans et ce jusqu’à 16 ans. Contrairement à d’autres pays de la région, Trinité et Tobago fournit les transports, les livres et les repas gratuitement conduisant ainsi au taux d’alphabétisation le plus élevé de la région, c’est-à-dire 98%.

Droit à la santé

Mortalité infantile

L’accès aux soins et à la santé est préoccupant à Trinité et Tobago. En effet, en 2010, le taux de mortalité infantile (c’est à dire des enfants de moins d’un an) était de 24% tandis que le taux de mortalité des moins de 5 ans était de 27%. De plus, le nombre, sans cesse croissant, de mères adolescentes inquiète de plus en plus les autorités.

VIH/Sida

La région des Caraïbes est la seconde à être la plus affectée par le virus du Sida. D’après une étude de l’organisation ONUSIDA, à partir du moment où le virus a été découvert à Trinité et Tobago en 1983 et jusqu’en 2005, 15 940 personnes ont été diagnostiquées comme atteintes du virus. Suivant le centre épidémiologique des Caraïbes, en 2004, 5% des enfants de 0 à 4 ans et 1 % des enfants jusqu’à 14 ans en étaient victimes.

Violences envers les enfants

Le gouvernement a mis en place un “Domestic Violence Act” qui permet une certaine protection des enfants qui subissent des violences chez eux. En effet, les jeunes sont souvent vulnérables et peuvent subir des viols, abus physique, consommer de la drogue ou encore vivent avec des parents qui sont sous l’emprise de la drogue ou dans le milieu du crime.

L’ONG Amnesty International a ainsi estimé que 482 cas de viol, d’inceste et d’autres crimes sexuels avaient été signalés entre janvier et septembre 2010. L’ONG dénonçait alors de mauvaises conditions d’accès à la justice pour les victimes de ces crimes.

Mariage

Bien que la loi n’autorise le mariage qu’à partir de 18 ans, dans la pratique, ce sont les régions qui déterminent l’âge suivant les principes religieux, laissant la place à certaines irrégularités. Par exemple, suivant le “Muslim Marriage and Divorce Act”, l’âge légal minimum est de 16 ans pour les hommes et de 12 ans pour les femmes et suivant la religion hindouiste, il s’agit respectivement de 18 et 16 ans.

Travail des enfants

La loi autorise les secteurs privé et public à employer des jeunes à partir de 16 ans. Les enfants âgés de 14 à 16 ans peuvent néanmoins travailler dans des entreprises familiales. Les enfants ayant moins de 18 ans ne peuvent pas travailler entre 22h et 5h sauf dans les entreprises familiales.

Trafic d’enfants

Bien que le gouvernement ait mis en place de nombreuses mesures afin d’éliminer les trafics d’être humain, force est de constater que Trinité et Tobago ne respecte pas l’ensemble des standards évoqués. Aussi, et comme le souligne le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, il s’agit aussi bien d’un lieu de passage, de transit, que d’un lieu de destination d’un trafic sexuel persistant et de travail forcé. Par exemple, les jeunes filles d’Amérique Latine et de République Dominicaine sont bien souvent victimes de ce trafic sexuel et sont présentes dans des clubs ou hôtels de Trinité et Tobago. Les enfants sans domicile et qui vivent dans la rue sont également sujets à ce type de trafic et peuvent parfois être enrôlés dans des trafics à vocation criminelle.

Enfants des rues

Trinité et Tobago compte un nombre croissant d’enfants vivant dans les rues. Aucun chiffre exact ne peut cependant être donné en raison de leur mobilité notamment entre Port d’Espagne et les autres villes. Ces enfants sont souvent impliqués dans des activités illégales telles que le trafic de drogues ou encore la prostitution. Les organisations compétentes ont pu déterminer que de plus en plus d’enfants vivant dans la rue étaient atteints du virus du Sida.

Crimes

Trinité et Tobago dispose de mauvaises conditions de sécurité. En effet, de nombreuses activités de gangs, de jour comme de nuit, ainsi que des violences physiques notamment envers les touristes  augmentent de plus en plus. Les enfants vivant dans les rues font face à une forte insécurité et deviennent parfois des criminels.